LVMH marque le pas, les changes pèsent au 1er semestre

jeudi 24 juillet 2014 22h49
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a fait nettement moins bien qu'attendu au premier semestre, plombé par un fort ralentissement de sa croissance au deuxième trimestre et par une chute de sa rentabilité opérationnelle impactée par d'importants effets de change négatifs.

Les ventes du numéro un mondial du luxe, propriétaire de Louis Vuitton, Moët & Chandon ou Bulgari, ont augmenté de 3% (+5% hors variations de changes) à 14,01 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'exercice, un chiffre inférieur au consensus Reuters de 14,35 milliards.

Sur le seul deuxième trimestre, la croissance organique est tombée à 3%, après 6% au premier, alors que les analystes tablaient sur 6%, pénalisée par un ralentissement en Chine ainsi qu'à Hong Kong et par des ventes atones en Europe, où la demande des touristes chinois a elle aussi baissé.

Le ralentissement de la croissance du groupe couplé à de lourds effets de changes négatifs s'est soldé par une chute de la marge opérationnelle à 18%, contre 19,8% un an auparavant.

Le résultat opérationnel courant a reculé de 5% à 2,576 milliards (consensus Reuters de 2,81 milliards). Hors changes et hors effets de périmètre lié à l'intégration de l'italien Loro Piana, il ressort en progression de 2%, a précisé jeudi le directeur financier du groupe, Jean-Jacques Guiony, lors d'une conférence téléphonique.

"Les marges ont beaucoup plus baissé que prévu", relèvent les analystes d'UBS qui anticipent de réviser leurs prévisions de résultat pour l'année 2014 "au regard d'un semestre nettement plus faible que prévu".

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LVMH a enregistré un fort ralentissement de sa croissance organique au deuxième trimestre comme de sa rentabilité opérationnelle au premier semestre. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer