Le FMI abaisse à 3,4% sa prévision de croissance mondiale 2014

jeudi 24 juillet 2014 17h08
 

MEXICO (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a revu en baisse jeudi sa prévision de croissance de l'économie mondiale en 2014 pour tenir compte du début d'année difficile, notamment aux Etats-Unis, et de perspectives moins favorables pour plusieurs pays émergents, Russie, Brésil et Afrique du Sud en particulier.

Il table désormais sur une croissance mondiale de 3,4% cette année, soit 0,3 point de moins que dans ses perspectives de printemps publiées en avril. Il maintient en revanche sa prévision de 4,0% pour 2015.

Pour les seules économies avancées, sa prévision est ramenée à 1,8% pour 2014, contre 2,2% auparavant, mais légèrement revue en hausse pour 2015 (2,4%, +0,1 point).

S'agissant des pays émergents, le FMI anticipe désormais des croissances de 4,6% (-0,2 point) cette année et de 5,2% (-0,1 point) l'an prochain.

Pour Olivier Blanchard, chef économiste du Fonds, le tableau d'ensemble de l'économie mondiale n'a pas fondamentalement changé, à savoir celui d'une reprise qui reste globalement faible et a besoin de politiques de soutien fortes du côté de la demande comme de l'offre.

La nouvelle prévision reflète "dans une large mesure une situation passée, à savoir la forte contraction de l'économie américaine au premier trimestre" du fait de la rigueur de l'hiver en Amérique du Nord, a-t-il dit lors d'une présentation à Mexico.

Le FMI anticipe un rebond de la croissance mondiale à partir du deuxième trimestre "car certains facteurs à l'origine de la faiblesse du premier trimestre, tels que la correction des stocks aux États-Unis, ne devraient avoir que des effets passagers, tandis que d'autres devraient s'atténuer grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics, y compris en Chine."

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Le Fonds monétaire international a revu en baisse sa prévision de croissance de l'économie mondiale en 2014, à 3,4%, pour tenir compte du début d'année difficile, notamment aux Etats-Unis, et de perspectives moins favorables pour plusieurs pays émergents, Russie, Brésil et Afrique du Sud en particulier. /Photo prise le 21 juillet 2014/REUTERS/Aly Song