Eurotunnel confirme ses objectifs, évoque l'arrêt de MyFerryLink

mardi 22 juillet 2014 15h27
 

par Gilles Guillaume et Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Eurotunnel a confirmé mardi ses objectifs financiers après un premier semestre toujours soutenu par la reprise économique au Royaume-Uni, et dit s'attendre à ce que son activité MyFerryLink s'arrête à la fin de l'année, menaçant 600 emplois.

L'opérateur du tunnel sous la Manche vise toujours un Ebitda de 460 millions d'euros en 2014, et d'au moins 500 millions en 2015. Au premier semestre, il a réalisé un chiffre d'affaires de 559 millions d'euros, en hausse de 8% par rapport à une base de comparaison retraitée à taux de changes constants, et dégagé un Ebitda de 216 millions (+6%).

"Eurotunnel continue de profiter de la reprise de l'économie britannique et séduit par son offre de navettes fréquentes", a commenté le groupe dans un communiqué.

L'activité Eurostar a franchi pour la première fois au premier semestre le seuil des cinq millions de passagers, malgré les perturbations provoquées par la grève de juin à la SNCF.

Ce mouvement a également perturbé l'activité train de marchandises de la filiale Europorte, pour un préjudice estimé entre un et deux millions d'euros.

"Nous sommes en train d'élaborer une réclamation (...) nous réclamons une compensation" à RFF, a déclaré Jacques Gounon, PDG d'Eurotunnel, au cours d'une téléconférence de presse, estimant que la suite réservée à cette démarche constituerait un test pour la nouvelle réforme ferroviaire.

Vers 15h00, l'action Eurotunnel cède 0,39% à 10,16 euros.

"Le groupe confirme son objectif d'EBITDA pour 2014", commente Aurel BGC dans une note. "C'est un objectif conservateur et jugé comme tel par les analystes."   Suite...

 
Jacques Gounon, PDG d'Eurotunnel. L'opérateur du tunnel sous la Manche a confirmé mardi ses objectifs financiers après un premier semestre toujours soutenu par la reprise économique au Royaume-Uni, et dit s'attendre à ce que son activité MyFerryLink s'arrête à la fin de l'année, menaçant 600 emplois. /Photo prise le 22 juillet 2014/REUTERS/Philippe Wojazer (