McDonald's et Yum s'excusent en Chine, un fournisseur accusé

lundi 21 juillet 2014 21h36
 

par Adam Jourdan et Lisa Baertlein

SHANGHAI (Reuters) - McDonald's et Yum Brands, maison mère de KFC et de Pizza Hut, sont confrontés à un deuxième scandale alimentaire en deux ans en Chine, les géants de la restauration rapide courant ainsi le risque de voir leurs efforts pour relancer leurs ventes et redorer leur blason être en partie anéantis.

Les deux sociétés américaines ont présenté lundi leurs excuses aux consommateurs chinois après que les autorités chinoises ont obligé un de leurs fournisseurs à cesser toute activité.

Cette fermeture est intervenue à la suite d'un reportage télévisé montrant des employés du fournisseur en question -Shanghai Husi Food, filiale chinoise d'un fournisseur basé aux Etats-Unis, OSI Group- ramasser de la viande à même le sol et mélanger de la viande avariée avec de la viande fraîche.

McDonald's et Yum ont assuré qu'ils avaient immédiatement mis un terme à leur collaboration avec Shanghai Husi Food, ajoutant qu'ils avaient trouvé d'autres sources d'approvisionnement.

Les deux entreprises ont noté que le fournisseur incrimé livrait des produits à des restaurants situés dans la région de Shanghai.

A moins d'une heure avant la fermeture de Wall Street, le titre Yum Brands cédait 3,86% à 74,44 dollars et l'action McDonald's 1,30% à 97,70 dollars alors que le S&P 500 ne reculait que de 0,17%.

"Je pense que cela va être compliqué pour les deux groupes, et surtout pour Yum", a déclaré Benjamin Cavender, analyste de China Market Research Group à Shanghai.

"Je ne sais pas si c'est quelque chose qui peut être réparé facilement avec des excuses, parce qu'à ce stade les gens n'accordent pas beaucoup de confiance aux systèmes en place", a-t-il ajouté.   Suite...

 
McDonald's et Yum Brands, maison mère de KFC et de Pizza Hut, sont confrontés à un deuxième scandale alimentaire en deux ans en Chine, les géants de la restauration rapide courant ainsi le risque de voir leurs efforts pour relancer leurs ventes et redorer leur blason être en partie anéantis. /Photo d'archives/REUTERS