La zone euro reste sous la menace de la déflation

jeudi 17 juillet 2014 17h51
 

par Rahul Karunakar

(Reuters) - Un net rebond de l'activité économique au sein de la zone euro est peu probable dans les deux années à venir en raison de la faiblesse persistante de l'inflation et d'un chômage élevé, montre une enquête Reuters auprès d'économistes publiée jeudi.

La déflation au sein de la zone euro est d'ailleurs identifiée par ces économistes comme l'un des trois principaux risques pesant sur la reprise économique mondiale.

La poursuite de la consolidation budgétaire et le niveau élevé du chômage dans de nombreux pays de la zone euro se traduisent par des prévisions de production industrielle et de consommation faibles alimentant les anticipations d'une croissance sans élan et d'une inflation durablement basse.

La vigueur de l'euro, qui devrait se maintenir sur ses niveaux actuels pour le restant de l'année selon les économistes interrogés, freine aussi l'inflation ainsi que la croissance économique en pesant sur les exportations.

Après une contraction de 0,4% l'année dernière, l'économie de la zone euro devrait enregistrer une croissance de 1,0% cette année et de 1,5% en 2015 et 2016, selon les 70 économistes interrogés la semaine dernière.

La croissance de la zone euro ne serait ainsi que du tiers de celle du Royaume-Uni et resterait inférieur à celle de 1,7% anticipée pour les Etats-Unis où l'activité s'est pourtant fortement contractée au premier trimestre en partie en raison d'un hiver anormalement rigoureux.

"Il semble que le rythme de la croissance au sein de la zone euro plafonne voire même ralentisse", constate Jessica Hinds, économiste en charge de l'Europe chez Capital Economics.

La zone euro devrait au mieux enregistrer une croissance de 0,3% à 0,4% par trimestre jusqu'à la fin de cette année.   Suite...

 
Un net rebond de l'activité économique au sein de la zone euro est peu probable dans les deux années à venir en raison de la faiblesse persistante de l'inflation et d'un chômage élevé, montre une enquête Reuters auprès d'économistes  /Photo d'archives/REUTERS/Leonhard Foeger