Morgan Stanley livre un bénéfice trimestriel plus que doublé

jeudi 17 juillet 2014 17h22
 

(Reuters) - Morgan Stanley a annoncé jeudi un bénéfice ajusté plus que doublé au deuxième trimestre, l'amélioration des performances de ses activités de banque d'investissement et de gestion de fortune ayant plus que compensé une baisse du revenu du trading obligataire.

Le bénéfice net ressort à 1,86 milliard de dollars, soit 94 cents par action contre 803 millions (41 cents/action) un an auparavant.

Le résultat publié inclut des ajustements comptables reflétant le changement de valorisation de la dette de la banque, ce que les investisseurs et les analystes ont l'habitude d'ignorer.

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes anticipaient un bénéfice par action de 55 cents sans que l'on puisse dire dans l'immédiat s'il peut être comparé au BPA annoncé par la banque.

L'action Morgan Stanley gagnait 0,6% à 32,69 dollars. Au cours de clôture de mercredi, elle affichait une progression de 3,6% depuis le 1er janvier, une performance légèrement supérieure à celle de l'indice KBW des valeurs bancaires .BKX.

Comme ses principales concurrentes, Morgan Stanley a une nouvelle fois traversé des difficultés ces derniers mois dans ses activités de taux fixes, devises et matières premières (FICC), dont les revenus ont diminué de 12,3% sur un an à un milliard de dollars, la faible volatilité des cours ayant découragé les intervenants.

Morgan Stanley, numéro deux mondial dans le conseil en fusions-acquisitions (M&A), a toutefois tiré parti de la vigueur des marchés d'actions. Ses revenus tirées de ses activités de conseil ont progressé de 26% à 416 millions d'euros.

Les revenus tirés des émissions d'actions ont parallèlement progressé de 50% à 489 millions de dollars, ceux des émissions de dette de 26% à 525 millions dollars.

Dans la gestion de fortune, les recettes ont progressé de 5% à 3,72 milliards de dollars.   Suite...

 
Morgan Stanley a plus que doublé son bénéfice trimestriel ajusté, à 1,86 milliard de dollars, la forte performance de sa banque d'investissement et de sa gestion de fortune ayant plus que compensé une baisse du revenu du trading obligataire. /Photo d'archives/REUTERS/Shannon Stapleton