17 juillet 2014 / 08:49 / il y a 3 ans

Carmat peut reprendre ses essais, l'action bondit

Alain Carpentier, l'inventeur du coeur artificiel de Carmat. L'action de la société spécialisée dans le développement d'organes artificiels s'envole dans des volumes élevés jeudi matin à la Bourse de Paris, après avoir reçu l'autorisation de reprendre les essais de faisabilité de son coeur artificiel. /Photo d'archives/Benoît Tessier

PARIS (Reuters) - L'action Carmat s'envole dans des volumes élevés jeudi matin à la Bourse de Paris, la société spécialisée dans le développement d'organes artificiels ayant reçu l'autorisation de reprendre les essais de faisabilité de son coeur artificiel.

A 10h35, le titre grimpe de 14% à 80,30 euros dans des volumes représentant 4,6 fois leur moyenne quotidienne des trois derniers mois sur Euronext. A titre de comparaison, l'indice SBF 120 cède 0,3% au même instant dans des volumes équivalant à 14% de leur moyenne quotidienne habituelle.

Carmat a fait savoir mercredi que le comité de protection des personnes, le comité de sécurité ainsi que les autorités réglementaires avaient émis un avis favorable à la reprise du recrutement de trois patients, après le décès, en mars dernier, du premier malade sur lequel il avait été implanté.

Le recrutement avait alors été suspendu par la société pour permettre l'analyse des données issues de la première implantation.

"C'est plutôt un bon signal", juge Arnaud Guérin, analyste chez Portzamparc. "Cela pourrait aller assez vite, tout dépend des recrutements mais cela pourrait être bouclé dans les trois à six mois".

La société a toutefois rappelé que, sous réserve d'obligations réglementaires ou de circonstances particulières, elle ne prévoyait pas de communiquer sur les résultats intermédiaires de l'essai de faisabilité en cours.

L'analyse des données de la première bioprothèse implantée sur l'homme a permis de mettre en place les mesures complémentaires pour poursuivre l'essai dans les meilleures conditions de sécurité, explique Marcello Conviti, directeur général de Carmat.

"Le problème, c'est qu'on ne sait pas ce qu'ils ont mis en place pour que cela se passe mieux par la suite", regrette Arnaud Guérin.

Mi-mars, Alain Carpentier, l'inventeur du coeur artificiel de Carmat avait expliqué dans un entretien au Journal du Dimanche que le coeur du patient décédé s'était arrêté brusquement à la suite d'un court-circuit.

Alexandre Boksenbaum-Granier, avec Natalie Huet, édité par Pascale Denis

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