Enquête en France sur la concurrence dans les colis postaux

mercredi 16 juillet 2014 11h44
 

LONDRES (Reuters) - Trois groupes de messagerie étrangers ont annoncé mercredi que leurs filiales en France étaient visées par une enquête de l'Autorité de la concurrence, qui soupçonne des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des colis postaux.

Le néerlandais TNT Express a dit coopérer avec l'enquête ouverte en 2010 et qui concerne sa filiale TNT Express France.

L'américain FedEx, numéro deux mondial de l'acheminement de colis derrière UPS, a précisé que l'enquête portait sur des pratiques supposées "lors de réunions d'organisations professionnelles" auxquelles auraient participé des cadres de Tatex, devenue FedEx Express France après son rachat par le groupe en juillet 2012.

Le britannique Royal Mail a indiqué de son côté que la filiale française de sa branche de colis GLS était visée, sans autre précision.

A Paris, l'Autorité de la Concurrence n'a pas souhaité réagir.

L'information faisait trébucher l'action TNT Express de 2% à la Bourse d'Amsterdam en fin de matinée tandis que Royal Mail, récemment privatisé, cédait 0,75% à Londres.

Selon les analystes d'Espirito Santo, une éventuelle amende aurait des conséquences bien plus lourdes pour TNT Express que pour son concurrent britannique.

"La réglementation antitrust en France permet une amende maximale représentant 10% du chiffre d'affaires mondial", rappellent-ils dans une note de recherche.

"Cela représenterait dans le pire des cas des amendes d'environ 160 millions de livres (202,5 millions d'euros) pour Royal Mail, soit 10% du chiffre d'affaires de GLS, et de 670 millions d'euros pour TNT Express, compte tenu d'un chiffre d'affaires du groupe de 6,7 milliards d'euros."   Suite...

 
Les filiales en France de trois groupes de messagerie étrangers sont visées par une enquête de l'Autorité de la concurrence, qui soupçonne des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des colis postaux. /Photo d'archives/REUTERS/John Sommers II