Les marchés européens clôturent en baisse sur de fortes pertes

mardi 15 juillet 2014 18h35
 

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont creusé leurs pertes mardi en clôture, plombées par les déboires de la banque portugaise Banco Espirito Santo, par les valeurs technologiques et par un indice Zew du sentiment des investisseurs allemands décevant.

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,03%, soit 44,73 points, à 4.305,31 points. Le Footsie britannique a cédé 0,53% et le Dax allemand 0,65%. Les indices paneuropéens EuroStoxx 50 et FTSEurofirst 300 ont respectivement reculé de 1,01% et 0,26%.

L'indice phare de la Bourse du Portugal a abandonné 1,13% tandis que BES a encore lâché 14,61% à 0,3950 euro.

L'indice Stoxx 600 des banques a cédé 0,56%, les déboires de BES continuant d'inquiéter l'ensemble du secteur en Europe. Selon des sources proches du dossier, Rioforte, l'une des holdings de la galaxie familiale Espirito Santo, s'apprête à engager une procédure de sauvegarde.

"BES ne représente pas un risque systémique mais l'Italie, l'Espagne et le Portugal demeurent des pays confrontés à des problèmes économiques", estime François Savary de la banque suisse Reyl.

BNP Paribas a reculé de 1,13% et UniCredit de 2,11%.

La plus forte baisse sectorielle revient cependant à l'indice Stoxx 600 des valeurs technologiques, qui a cédé de 1,13%. En cause, notamment, l'avertissement de l'éditeur allemand de logiciels pour entreprise Software AG, qui a dégringolé de 18,96%. A Paris, Cap Gemini, plus forte baisse du CAC 40, a perdu 3,19% et Alcatel-Lucent 1,67%.

A l'heure de la clôture en Europe, Wall Street évoluait dans le rouge après l'audition au Sénat de la présidente de la Réserve fédérale. Janet Yellen a estimé que la reprise économique américaine reste inachevée, le redressement incomplet du marché du travail et la stagnation des salaires justifiant pour l'instant le maintien d'une politique monétaire souple.

La présidente de la Fed a par ailleurs estimé que la valorisation de certaines entreprises, et notamment dans les secteurs des biotechs et des réseaux sociaux, était peut-être trop élevée.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES