14 juillet 2014 / 19:19 / il y a 3 ans

La BCE reste attentive au taux de change de l’euro, dit Draghi

La Banque centrale européenne (BCE) restera attentive au taux de change de l'euro pour éviter qu'un niveau trop élevé ne vienne perturber le début de reprise économique dans la zone euro, a déclaré son président, Mario Draghi, lundi à Strasbourg. /Photo d'archives/Dado Ruvic

STRASBOURG (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) restera attentive au taux de change de l'euro pour éviter qu'un niveau trop élevé ne vienne perturber le début de reprise économique dans la zone euro, a déclaré son président, Mario Draghi, lundi à Strasbourg.

La croissance, qui a été de 0,2% au premier trimestre 2014 dans la zone euro, devrait se poursuivre pendant les deux années à venir, selon lui, sous réserve qu'aucun élément extérieur ne perturbe cette tendance.

"Nous ferons un suivi des répercussions possibles des risques géopolitiques et des taux de change", a-t-il dit lors d’une audition devant la commission économique et financière du Parlement européen.

"Le taux de change n'est pas un objectif politique de la BCE, néanmoins le taux de change reste un élément important de l'inflation de la zone euro", a-t-il ajouté.

Le faible niveau de l'inflation, évaluée à 0,5% en juin, très en dessous de l'objectif de la BCE, inférieur mais proche de 2%, a conduit celle-ci à réduire son taux de refinancement à 0,15% et son taux de dépôt à -0,1%, des plus bas historiques pour conjurer les risques de déflation.

Ces mesures, maintenues en juillet, ont permis une baisse de l'euro par rapport au dollar qui devrait favoriser les exportations des acteurs économiques européens.

"Le redressement économique devrait se poursuivre", a estimé Mario Draghi pour qui l'inflation devrait connaître "une augmentation graduelle au cours de 2015 et 2016 (...)".

"On peut s'attendre à ce que la consommation des ménages contribue à soutenir la croissance, ainsi que les accommodations monétaires qui ont été lancées en juin", a-t-il dit aux eurodéputés.

L'assainissement des finances publiques devrait également y contribuer, selon le président de la BCE, qui note en revanche, la croissance encore très faible des crédits au secteur privé.

Gilbert Reilhac

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