Face à la justice US, Barclays doit faire un choix difficile

lundi 14 juillet 2014 10h08
 

par Steve Slater

LONDRES (Reuters) - Le directeur général de Barclays, Antony Jenkins, devra prendre d'ici quelques jours l'une des décisions les plus importantes depuis son arrivée à la tête de la banque britannique, en contestant ou pas les accusations de tromperie et de fraude aux dépens de certains clients aux Etats-Unis.

S'il reconnaît les faits exposés dans la plainte déposée par le procureur général de New York, il risque de devoir sacrifier la division concernée pour respecter sa promesse de mettre fin à toutes les activités susceptibles d'entacher l'image de la banque.

Problème: la branche américaine visée fait partie de la division actions du groupe, un domaine qu'il ne prévoyait pas de restructurer en profondeur, contrairement à celui de la banque d'investissement.

Ce dilemme tombe mal car certains investisseurs doutent déjà de la pertinence et de l'efficacité de la stratégie menée par Antony Jenkins depuis sa nomination il y a près de deux ans, censée améliorer à la fois la culture de l'entreprise et ses performances.

En Bourse, l'action Barclays a perdu environ 9% depuis le début de la procédure américaine et a touché des plus bas de deux ans, alors que l'indice des valeurs bancaires européennes ne cédait que 3,5% sur la même période. Et cette sous-performance se retrouve aussi sur l'ensemble du début de mandat d'Antony Jenkins.

"Nous sommes préoccupés par certaines évolutions des revenus et des coûts, et par le rythme de la mise en oeuvre des décisions de la direction", explique Colin McLean, directeur général de SVM Asset Management, actionnaire de Barclays. "Il y a un fossé entre les promesses et la réalité, notamment sur les coûts et les bonus."

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Le directeur général de Barclays, Antony Jenkins, devra prendre d'ici quelques jours l'une des décisions les plus importantes depuis son arrivée à la tête de la banque britannique, en contestant ou pas les accusations de tromperie et de fraude aux dépens de certains clients aux Etats-Unis. /Photo prise le 8 mai  2014/REUTERS/Max Rossi