Les transporteurs maritimes Maersk et MSC tentent un rapprochement

jeudi 10 juillet 2014 15h24
 

COPENHAGUE (Reuters) - Maersk Line et MSC, les deux principaux acteurs du marché mondial du transport de conteneurs, ont conclu un nouvel accord pour mettre en commun une partie de leurs flottes, après l'abandon d'un projet similaire avec le français CMA CGM, auquel s'opposait la Chine.

Maersk et MSC expliquent que le partage de navires permet de réduire les coûts d'exploitation, la consommation de carburant et les émissions polluantes. Mais leur projet suscite des craintes de les voir s'assurer une position dominante sur certaines liaisons maritimes clés.

Des analystes estiment que le nouveau projet a plus de chances que le précédent d'obtenir le feu vert des autorités chinoises car il est structuré différemment et concerne moins de navires et des volumes de marchandises moins importants.

MSC (Mediterranean Shipping Co.) et A.P. Moller-Maersk, la maison mère de Maersk Line, ont précisé que le nouveau projet concernait 185 navires sur des liaisons transatlantiques, trans-Pacifique et Asie-Europe.

Le projet P3 avec CMA CGM visait à mettre en commun environ 250 navires et il aurait porté sur plus de 40% du commerce Asie-Europe et transatlantique et 24% du marché trans-Pacifique selon des estimations du secteur.

Pékin lui a opposé son veto le mois dernier, estimant qu'il n'offrait pas de garanties suffisantes de protection des intérêts des consommateurs.

"Celui-ci est simplement un accord de partage de navires. Le projet P3 incluait une société d'exploitation qui était la principale raison pour laquelle les autorités chinoises l'ont considéré comme une fusion", a expliqué à Reuters jeudi Soren Skou, directeur général de Maersk Line.

A la Bourse de Copenhague, l'action Maersk gagnait 0,3% vers 14h35 GMT alors que l'indice local perdait 1,1%.

MSC, basé en Suisse n'est pas coté.   Suite...

 
Maersk Line et MSC, les deux principaux acteurs du marché mondial du transport de conteneurs, ont conclu un nouvel accord pour mettre en commun une partie de leurs flottes, après l'abandon d'un projet similaire avec le français CMA CGM, auquel s'opposait la Chine. /Photo d'archives/REUTERS/Mick Tsikas