July 1, 2014 / 8:39 AM / in 3 years

Le léger rebond du marché automobile français se confirme

5 MINUTES DE LECTURE

Les immatriculations de voitures neuves en France ont accéléré à nouveau en juin, affichant une croissance de 3,2% par rapport au mois identique de 2013, alors qu'elles s'étaient hissées de seulement 0,1% en mai. /Photo d'archives/Régis Duvignau

PARIS (Reuters) - Les immatriculations de voitures neuves en France ont accéléré à nouveau en juin, affichant une croissance de 3,2% alors qu'elles avaient stagné en mai (+0,1%), confirmant le scénario d'un léger rebond du marché français cette année, mais fragile.

Il s'est immatriculé le mois dernier en France 196.257 voitures neuves, a annoncé mardi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Juin 2014 ayant compté autant de jours ouvrables que juin 2013, la variation d'une année sur l'autre est identique en données brutes et corrigées des jours ouvrables (CJO).

Sur l'ensemble du premier semestre, les immatriculations ressortent en hausse de 2,9%, confirmant que 2014 pourrait marquer un léger rebond après quatre années de baisse consécutive, et encore un repli de 5%-6% en 2013.

"Notre prévision, on la remonte un petit peu à une fourchette centrée sur +2%, mais sur le fond c'est un marché quasiment stable", a déclaré Patrick Blain, président du CCFA, au cours d'une conférence de presse. "En tenant compte des réalités économiques actuelles (...), on conserve une certaine prudence sur le marché des véhicules particuliers de 2014."

Depuis le début de l'année, la prévision du CCFA pour 2014 a oscillé entre un marché globalement stable et une légère hausse de 1%.

Le groupe Renault a une nouvelle fois tiré son épingle du jeu, avec un bond de 24,7% de ses immatriculations en juin pour atteindre une part de marché (voitures et utilitaires légers) de près de 25% au 30 juin, son plus haut niveau depuis janvier 1999.

La marque au losange a vu ses immatriculations progresser de 20,4% grâce aux nouvelles Clio et Captur, tandis que celles de Dacia ont flambé de 46,9%, la marque low cost du groupe approchant sur le mois la part de marché de la marque Volkswagen.

"La marque Dacia est structurellement la cinquième marque du marché", a souligné Bernard Cambier, directeur commercial de Renault France.

En Bourse, l'action Renault s'inscrit en milieu de journée comme la deuxième plus forte hausse de l'indice CAC 40 avec un gain de 3,8%.

3.500 Commandes Pour La citroën c4 Cactus

Les immatriculations de PSA ont en revanche baissé de 2,3%, une baisse de 8,6% de la marque Citroën, imputable notamment à un comparatif défavorable sur les ventes auprès des loueurs de courte durée, éclipsant une hausse de 3,3% des immatriculations de la marque Peugeot grâce aux nouvelles 208, 308 et 2008.

"Au global, on voit bien que la reprise n'est toujours pas là car les particuliers n'ont pas encore retrouvé le chemin des concessions", a commenté Flavien Neuvy, directeur de l'Observatoire Cetelem de l'automobile.

"Et parmi les ménages qui veulent renouveler leur voiture, beaucoup se tournent vers des modèles moins chers ou plus petits, ça va continuer comme ça."

Reflet de la crise, les segments économiques et inférieurs continuent de gagner du terrain en France (54% du marché sur les six premiers mois de l'année, contre une moyenne européenne de 42% sur cinq mois). Les autres segments reculent, notamment le supérieur et le luxe qui ne pèsent plus de 4% du marché (12% en Europe).

Parmi les marques du groupe Volkswagen, qui a accusé en juin au global une baisse de 6,5%, seule l'entrée de gamme a vu ses immatriculations augmenter avec une hausse de 16,9% pour la marque Skoda.

C'est cette descente structurelle du marché français, en termes de taille et de tarifs de véhicules, que Citroën veut accompagner avec son nouveau positionnement inauguré avec la C4 Cactus. Philippe Narbeburu, directeur commercial de Citroën France, a revendiqué à la conférence de presse du CCFA 3.500 commandes, davantage que prévu, un mois seulement après le lancement du modèle.

L'évolution de la demande continue aussi de profiter aux motorisations essence, plus adaptées aux citadines, tandis que la part du diesel a continué de reculer en juin à 65%, contre 66,7% un an plus tôt. Le CCFA estime ainsi que le rééquilibrage du marché français entre les deux carburants se fera naturellement: en 2020 au niveau des immatriculations, et en 2027 au niveau du parc automobile en circulation.

Edité par Dominique Rodriguez

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