Après la BNP, les États-Unis visent d'autres banques

mardi 1 juillet 2014 19h25
 

par Aruna Viswanatha

WASHINGTON (Reuters) - Le dossier BNP Paribas s'inscrit dans un changement de stratégie de la justice américaine, qui devrait se traduire par la mise en cause d'autres grandes banques et intermédiaires financiers mais aussi par d'autres acteurs économiques de plus petite taille.

Deux autres grandes banques françaises, Société Générale et Crédit Agricole, Deutsche Bank et la filiale mexicaine Banamex de Citigroup figurent parmi les établissements faisant l'objet d'investigations pour blanchiment présumé ou infraction supposée aux sanctions, selon des sources proches du dossier.

Le département de la Justice et d'autres organismes, dont le procureur de Manhattan, enquêtent sur Société Générale et Crédit Agricole pour déterminer si les deux banques ont enfreint les sanctions économiques américaines imposées à des pays tels que l'Iran, Cuba et le Soudan, a précisé l'une des sources.

Les deux banques ont dit qu'elles examinaient si elles avaient enfreint les sanctions américaines. Société Générale avait signalé, dans son dernier rapport annuel, qu'elle discutait avec l'Office of Foreign Assets Control du département du Trésor concernant d'éventuelles infractions.

Société Générale et Crédit Agricole se sont refusé à tout commentaire mardi.

Une autre source a déclaré qu'une division du département de la Justice menait une enquête poussée pour savoir si Banamex avait négligé de contrôler des transferts d'argent transitant par la frontière entre les USA et le Mexique. Citigroup a dit qu'il coopérait à une enquête dans laquelle l'organisme de garantie des dépôts (Federal Deposit Insurance Corp, FDIC) est aussi partie prenante.

Une porte-parole de Citigroup s'est abstenu de tout commentaire.

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LES AMENDES POUR VIOLATION DES SANCTIONS