La consommation des ménages augmente de 1% en mai

vendredi 27 juin 2014 12h37
 

PARIS (Reuters) - Le rebond de la consommation des ménages en mai n'apaise pas les craintes sur la faiblesse de la reprise économique, synonyme de nouveaux records pour le chômage, de redressement poussif des finances publiques et de nouvelles difficultés politiques.

Confirmant une croissance nulle de l'économie française au premier trimestre, l'Insee a parallèlement annoncé vendredi que la consommation avait progressé de 1% le mois dernier.

Mais ce résultat, plus positif qu'attendu, tient à la forte hausse des dépenses d'énergie, fragilisées les mois précédents par la météo clémente, et il n'efface pas d'autres mauvais indicateurs récents.

Pour que l'économie française croisse de 0,7% cette année comme l'Insee a dit mardi le prévoir, il faudra une hausse du PIB de 0,3% en moyenne sur chacun des trois derniers trimestres de l'année, ce qui "paraît aujourd'hui assez improbable", estime Fabrice Montagné, économiste chez Barclays.

"Ça confirme que la croissance a du mal à devenir franchement positive, une consommation qui souffre - ce qui n'est pas toujours visible à cause des effets temporaires, dont l'énergie - mais la tendance sous-jacente est mauvaise", ajoute-t-il.

Le gouvernement compte lui toujours sur une croissance annuelle de 1%, qui doit l'aider à réduire comme prévu le déficit public à 3,8% du PIB fin 2014, un objectif qui risque de ne pas être atteint, selon la Cour des comptes.

Le rebond de la consommation en mai donnera un coup de pouce sur l'ensemble du trimestre, après un premier trimestre en repli de 0,5%, estime Dominique Barbet, économiste chez BNP Paribas. Mais la tendance n'est pas au rendez-vous et la dynamique pourrait selon lui ne pas de poursuivre au troisième trimestre.

LA FORTE HAUSSE DU CHÔMAGE INQUIÈTE   Suite...

 
La consommation des ménages français en biens a augmenté de 1,0% en mai, nettement plus qu'anticipé, en raison principalement du rebond des dépenses en énergie, selon l'Insee. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau