Vers un accord au sein de l'UE sur la souplesse budgétaire

jeudi 26 juin 2014 16h05
 

par Jan Strupczewski et Julia Fioretti

COURTRAI Belgique (Reuters) - Les dirigeants européens vont convenir d'user des souplesses offertes par le pacte de stabilité de l'UE afin de soutenir la croissance, en permettant que les réformes structurelles soient prises en compte dans l'évaluation des politiques budgétaires, montre le projet de conclusion du Conseil européen.

Cet accord, s'il se confirme vendredi à l'issue d'un rendez-vous de deux jours à Ypres puis Bruxelles, est un succès pour le président du Conseil italien et ses alliés sociaux-démocrates, dont François Hollande, qui poussent en ce sens.

"Si nous tenons à l'Europe, nous devons accroître nos efforts sur la croissance et l'emploi", a déclaré Matteo Renzi à son arrivée à une réunion du Parti socialiste européen à Ypres.

L'Italie a besoin d'une croissance plus forte pour réduire sa colossale dette publique et la France, de son côté, peine à faire repartir son économie.

"Si nous avons à respecter les engagements, ce qui est légitime et nécessaire, il faut qu'il y ait la souplesse nécessaire aussi", a souligné François Hollande à Ypres.

Le président français avait fait voeu de réorienter l'UE à son arrivée au pouvoir il y a deux ans mais manquait de poids et de soutiens. L'offensive menée par le jeune chef du gouvernement italien semble donc porter ses fruits.

François Hollande a adressé mardi à ses 27 partenaires européens un plaidoyer pour une "initiative pour la croissance" après avoir reçu les dirigeants sociaux-démocrates à l'Elysée samedi, dont Matteo Renzi en tête-à-tête.

Le pacte de stabilité prévoit que les Etats membres doivent limiter leur déficit à 3,0% du PIB, un objectif que la France dit vouloir atteindre en 2015, et leur dette à 60% du PIB.   Suite...

 
Les dirigeants européens vont convenir d'user des souplesses offertes par le pacte de stabilité de l'UE afin de soutenir la croissance, en permettant que les réformes structurelles soient prises en compte dans l'évaluation des politiques budgétaires, selon le projet de conclusion du Conseil européen. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge