La croissance ne sera que de 0,7% en 2014, selon l'Insee

mardi 24 juin 2014 22h08
 

PARIS (Reuters) - La croissance de l'économie française ne devrait pas dépasser 0,7% cette année, selon les dernières prévisions de l'Insee publiées mardi, qui mettent à mal les objectifs du gouvernement d'une croissance du PIB de 1%, d'inversion de la courbe du chômage et de réduction du déficit public.

La hausse du produit intérieur brut de la France serait de 0,3% au deuxième trimestre (prévision inchangée) comme aux troisième et au quatrième, après une stagnation au premier.

"La croissance trimestrielle serait ainsi la même en France et en moyenne dans la zone euro", écrit l'Insee dans sa note de conjoncture trimestrielle. "Les moteurs en seraient en revanche légèrement différents: davantage de consommation en France, un investissement plus dynamique dans le reste de la zone euro."

Ce niveau d'activité serait insuffisant pour faire baisser le chômage, dont le taux augmenterait à 10,2% au deuxième trimestre et se maintiendrait à ce niveau sur le reste de l'année (après 10,1% au premier) et 9,8% en métropole.

Le ministère des Finances a répondu qu'il maintenait sa prévision d'une croissance de 1% de l'économie cette année, estimant que la réaction des entreprises au versement du crédit d'impôt compétitivité emploi et à la baisse des cotisations prévue dans le pacte de responsabilité aura un effet positif sur l'activité supérieur à celui prévu par l'Insee.

Au deuxième trimestre, la production manufacturière serait légèrement plus dynamique que prévu auparavant, avec une progression de 0,4% (+0,3% prévu en mars), estime l'Insee.

La consommation des ménages augmenterait de 0,5% (0,6% prévu en mars), tandis que l'investissement reculerait de 0,1% (-0,3% prévu en mars).

La contribution du commerce extérieur serait quant à elle légèrement positive alors qu'elle était attendue nulle auparavant.

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La croissance de l'économie française ne devrait pas dépasser  0,7% cette année, selon les dernières prévisions de l'Insee, qui mettent à mal les objectifs du gouvernement d'une croissance du PIB de 1%, d'inversion de la courbe du chômage et de réduction du déficit public. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau