Après Alstom, Bouygues doit se concentrer sur Bouygues Telecom

mardi 24 juin 2014 08h47
 

par Gilles Guillaume et Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - L'accord conclu dimanche entre Bouygues et l'Etat français va permettre au groupe de BTP de régler à terme l'inconnue Alstom et de se concentrer sur son autre défi, l'avenir de sa division télécoms.

Une cession de tout ou partie de la participation de Bouygues dans le spécialiste des infrastructures de transport et d'énergie fait l'objet de spéculations depuis que le pari initial de construire un géant français du nucléaire a fait long feu. Cette hypothèse a été renforcée en début d'année quand Bouygues a dû déprécier sa participation dans Alstom après la révision à la baisse des prévisions de ce dernier.

"Il est positif de voir que Bouygues va pouvoir réduire son exposition à Alstom", écrit UBS dans une note. "Nous notons toutefois que le cash ne pourrait rentrer qu'à une échéance relativement lointaine."

A compter de la finalisation du rapprochement Alstom/General Electric, attendue au premier semestre 2015, l'Etat français disposera pendant vingt mois d'une option d'achat sur 20% du capital d'Alstom, soit sur le marché, soit auprès de Bouygues si le cours de Bourse d'Alstom est supérieur ou égal à 35 euros.

"Sur le timing de l'entrée du cash, ce n'est pas un sujet parce que Bouygues n'a pas de problème immédiat de liquidité", précise une source proche du groupe. "Ce qui compte pour les agences de notation sera de diminuer la dette et de savoir qu'il y aura du cash à entrer plus tard."

Les analystes d'UBS estiment que la vente des titres Alstom pourrait rapporter à Bouygues jusqu'à deux milliards d'euros et réduire son ratio dette nette/Ebitda à moins de 0,5 fois, contre 1,3 fois à l'heure actuelle.

L'action Alstom a clôturé lundi en baisse de 4,11% à 26,85 euros, tandis que le titre Bouygues a reculé de 2% à 31,635 euros.

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L'accord conclu dimanche entre Bouygues et l'Etat  va permettre au groupe de BTP de régler à terme l'inconnue Alstom et de se concentrer sur son autre défi, l'avenir de sa division télécoms. /Photo prise le 20 mai 2014/REUTERS/Jacky Naegelen