Le secteur privé en zone euro a plombé les Bourses européennes

lundi 23 juin 2014 18h09
 

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont marqué le pas lundi, plombées par le ralentissement de la croissance dans le secteur privé en zone euro, qui contraste avec la reprise observée en Chine et aux Etats-Unis.

La croissance du secteur privé a, contre toute attente, ralenti en juin dans la zone euro, malgré la poursuite du mouvement de baisse des prix facturés par les entreprises, qui cherchent ainsi à relancer leurs ventes, selon une enquête publiée lundi. (voir [ID:nL6N0P427N])

À Paris, le CAC 40 .FCHI a terminé en baisse de 0,57%, soit 25,77 points, à 4.515,57 points. Le Footsie britannique .FTSE a reculé de 0,36% et le Dax allemand .GDAXI a cédé 0,66%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 .STOXX50E et le FTSEurofirst 300 .FTEU3 finissaient respectivement sur une perte de 0,6% et 0,44%.

A l'heure de la clôture en Europe, les marchés américains marquent le pas après le rally haussier de ces dernières semaines, les grands indices accusant une baisse allant de 0,12% à 0,23%, malgré la publication de l'indice PMI manufacturier faisant état d'une accélération de la croissance aux Etats-Unis en juin. (voir [ID:nL6N0P43SQ])

En Chine, l'activité dans le secteur manufacturier a montré une expansion en juin pour la première fois depuis six mois. (voir [ID:nL5N0OT267])

En France, l'activité s'est contractée à son rythme le plus marqué en quatre mois tandis qu'en Allemagne, la croissance est restée solide, bien que moins soutenue qu'en mai.

"Le marché n'aime pas du tout les PMI français, et les données allemandes sont également décevantes. Cela éclipse la statistique chinoise meilleure que prévu et c'est un rappel que les dernières mesures de la BCE ne sont pas magiques", a déclaré Andrea Tueni, trader de Saxo Bank.

"A ces niveaux, les investisseurs ont besoin de catalyseurs positifs pour pousser les actions plus haut mais il n'y en a pas. Avec la crise en Irak et le risque de voir les prix du pétrole d'envoler, il est simplement tentant de prendre ses bénéfices", a-t-il ajouté.

Les cours du pétrole refluent légèrement avec un baril de Brent autour de 114 dollars. Sur le terrain, les djihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) continuent leur progression en Irak, où le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en visite impromptue, a appelé à la formation d'un gouvernement élargi.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES