L'Etat donne son feu vert à GE et entrera au capital d'Alstom

vendredi 20 juin 2014 22h47
 

par Jean-Baptiste Vey et Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - L'Etat français a donné vendredi son feu vert à un accord pour un rachat partiel de la branche énergie d'Alstom par l'américain General Electric, assorti de conditions strictes, au détriment d'une offre rivale de l'allemand Siemens et du japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI).

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, qui s'exprimait avant une décision d'Alstom attendue au plus tard lundi, a également annoncé que l'Etat rachèterait 20% du capital d'Alstom auprès de Bouygues, aujourd'hui actionnaire du groupe à hauteur de 29,4%.

Bercy a précisé que l'opération devrait se faire au prix du marché, ce qui impliquerait de verser 1,7 milliard d'euros environ à Bouygues pour 20% des actions sur la base de la capitalisation boursière actuelle d'Alstom.

"Cette alliance (avec GE) est donc garantie par l'arrivée de l'Etat aux commandes d'Alstom. C'est en quelque sorte l'Etat qui assure et garantit l'effectivité, la solidité et la pérennité de cette alliance", a dit le ministre lors d'une conférence de presse.

"Le gouvernement, dans sa diversité, a tranché sous l'autorité du président de la République", a également dit Arnaud Montebourg.

Toujours selon lui, le conseil d'Alstom devrait pour sa part se prononcer dans la soirée.

Alstom n'a pas souhaité commenter ces informations et personne n'était disponible dans l'immédiat chez Bouygues.

Arnaud Montebourg a prévenu GE dans un courrier adressé à son PDG que le rachat de 20% du capital auprès de Bouygues constituait "un préalable à toute forme d'accord du gouvernement" à l'opération envisagée par GE.   Suite...

 
L'Etat a donné vendredi son feu vert à un accord pour un rachat partiel de la branche énergie d'Alstom par l'américain General Electric, assorti de conditions strictes, au détriment d'une offre rivale de l'allemand Siemens et du japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI). /Photo prise le 27 avril 2014/REUTERS/Vincent Kessler