Renault recherche un partenaire financier en Iran

jeudi 19 juin 2014 13h54
 

par Evren Ballim

ISTANBUL (Reuters) - Renault recherche actuellement un partenaire financier pour relancer son activité en Iran et discute du dossier avec les autorités américaines et françaises, a déclaré le directeur commercial du constructeur automobile français.

Renault cherche toujours à reprendre sur place avec ses partenaires iraniens Iran Khodro et Pars Khodro l'assemblage de voitures, suspendu en juillet dernier en raison du durcissement des sanctions internationales, a indiqué mercredi soir Jérôme Stoll à la presse lors d'un déplacement en Turquie.

"Ce que nous recherchons, c'est un partenaire financier, qui se conformera lui aussi à toutes les réglementations internationales et nous permettra de reprendre nos activités en Iran", a-t-il dit.

"Nous essayons d'expliquer notre position à l'administration américaine, à l'administration française aussi. Expliquer ce que nous voulons faire, comment nous voulons procéder et comment nous voulons mener cette activité."

Jérôme Stoll, également directeur de la Performance de Renault, a précisé que le groupe avait été approché par des banques turques et internationales sur ce sujet.

Le constructeur espérait en janvier une reprise de l'activité en Iran d'ici l'été, dans le sillage de l'accord conclu en novembre dernier entre l'Iran et les grandes puissances après le gel par Téhéran de ses activités nucléaires les plus sensibles.

Mais les discussions à haut niveau sur la levée effective des sanctions et sur le déblocage des transactions financières avec l'Iran n'ont pas encore abouti.

PSA Peugeot Citroën, qui a suspendu pour sa part ses livraisons vers l'Iran en février 2012, attend lui aussi de pouvoir relancer son activité iranienne. En 2011, celle-ci ne représentait que 2% de son chiffre d'affaires mais en volume, l'Iran représentait le deuxième marché de PSA derrière la France.   Suite...

 
Renault recherche un partenaire financier pour relancer son activité en Iran et discute du dossier avec les autorités américaines et françaises. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann