L'offensive de Valeant sur Allergan prend un tour hostile

mardi 17 juin 2014 19h26
 

par Rod Nickel

(Reuters) - Valeant Pharmaceuticals a annoncé mardi qu'il lancerait dès cette semaine une offre d'échange visant Allergan afin d'en appeler directement aux actionnaires du laboratoire pharmaceutique américain, qui a jusqu'ici repoussé ses avances.

Mike Pearson, directeur général du groupe canadien, a dit n'avoir aucune raison de relever une troisième fois son offre sur le fabricant du Botox. Le titre Valeant a baissé pendant dix séances consécutives, réduisant le montant de son offre en cash et en actions à environ 50,8 milliards de dollars US (37,5 milliards d'euros) contre 53,8 milliards le 30 mai.

"Nous ne privilégions pas une approche hostile, mais ce 'deal' est si pertinent stratégiquement et financièrement qu'il fait vraiment sens", a-t-il dit.

Le cours de Bourse de Valeant est "artificiellement déprimé", a-t-il ajouté après des semaines de critiques de la part d'Allergan et de certains analystes.

L'action Valeant s'adjugeait 2,98% à 131,34 dollars mardi vers 16h45 GMT sur le New York Stock Exchange tandis qu'Allergan s'appréciait de 1,79% à 162,22.

Valeant a organisé un webcast pour répondre aux dernières charges d'Allergan et clarifier ses intentions s'agissant de son offre, qui pourrait maintenant durer jusqu'en 2015.

Le principal actionnaire d'Allergan, le fonds spéculatif Pershing Square Capital Management, allié à Valeant, cherche à obtenir la convocation d'une assemblée générale extraordinaire pour démettre la plupart des administrateurs d'Allergan.

Parallèlement, Pershing a fait appel à la justice pour s'assurer que sa démarche ne déclenchera pas des mesures de défense d'Allergan.   Suite...

 
Mike Pearson, directeur général de Valeant Pharmaceuticals. Le groupe canadien a annoncé qu'il lancerait dès cette semaine une offre d'échange visant Allergan afin d'en appeler directement aux actionnaires du laboratoire pharmaceutique américain, qui a jusqu'ici repoussé ses avances. Son directeur général a dit n'avoir aucune raison de relever une troisième fois son offre sur le fabricant du Botox. /Photo prise le 20 mai 2014/REUTERS/Christinne Muschi