June 17, 2014 / 7:08 AM / in 3 years

KBC compte accélérer le remboursement de l'aide de l'Etat

2 MINUTES DE LECTURE

Répétition syntaxe titre de la photo. / Le groupe de bancassurance belge KBC compte rembourser la totalité de sa dette vis-à-vis de l'Etat d'ici la fin de 2017, trois ans plus tôt que prévu au départ. /Photo d'archives/Yves Herman

BRUXELLES (Reuters) - Le groupe de bancassurance KBC a annoncé mardi qu'il comptait rembourser la totalité de sa dette publique d'ici la fin de 2017, trois ans plus tôt que prévu au départ, voire encore plus tôt selon son directeur général Johan Thijs.

Le groupe belge, qui doit encore à l'Etat deux milliards d'euros, hors pénalités, sur les sept milliards d'euros d'aide reçue au plus forte de la crise financière, a précisé qu'il réserverait un tiers du capital excédentaire généré jusqu'en 2017 pour faire face à ces remboursements.

Un autre tiers financera les investissements et le troisième tiers sera consacré au versement d'un dividende à partir de 2016, avec un ratio de distribution de 50% au moins du bénéfice net, a précisé la société avant une journée investisseurs mardi.

KBC avait annoncé en février qu'il ne verserait pas de dividende pour 2015. Si la banque verse un dividende, elle doit aussi payer un intérêt de 8,5% sur sa dette à l'Etat, selon les conditions imposées par la Commission européenne.

Lors de la réunion qui se tenait à Bruxelles, Johan Thijs a précisé qu'il se pourrait que KBC ait remboursé l'aide encore plus tôt qu'en 2017 mais ajoute que le groupe restait prudent dans ses perspectives en raison de l'incertitude concernant l'évolution de la réglementation en matière de fonds propres des banques.

KBC a indiqué qu'il visait un ratio de capital total d'au moins 17% d'ici 2017, avec un ratio "tier 1" à 10,5%.

Le groupe n'a pas de projet d'expansion au-delà de ses marchés de base (Belgique, République tchèque, Hongrie, Slovaquie et Bulgarie) et espère un retour aux bénéfices de sa filiale irlandaise à partir de 2016, après quoi, il est ouvert à toutes les options, y compris une cession de cette filiale.

Robert-Jan Bartunek, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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