Siemens et MHI contre-attaquent face à GE dans le dossier Alstom

lundi 16 juin 2014 21h50
 

par Benjamin Mallet et Natalie Huet

PARIS (Reuters) - Siemens et Mitsubishi Heavy Industries ont dévoilé lundi un projet d'alliance avec Alstom dans l'énergie concurrent de l'offre ferme de rachat déposée par l'américain General Electric (GE) et qui s'inscrit dans une logique de partenariat défendue par l'Etat français.

Le groupe allemand et le japonais ont précisé dans un communiqué que leur proposition incluait sept milliards d'euros en numéraire à travers une reprise de certains actifs d'Alstom, mais aussi la création de coentreprises garantissant le maintien d'une importante présence du français dans l'énergie.

Siemens rachèterait ainsi l'intégralité des turbines à gaz et les contrats de services associés d'Alstom pour 3,9 milliards d'euros tandis que MHI verserait de son côté au groupe français 3,1 milliards en numéraire pour la création de trois coentreprises avec Alstom.

Ces créations de sociétés communes impliqueraient l'acquisition par MHI de 40% des turbines à vapeur du français, de 20% de ses équipements pour les réseaux et de 20% de son activité hydroélectrique.

Des sources proches de Siemens et de MHI estiment qu'en termes de valorisation, leur offre est supérieure de plus d'un milliard d'euros à celle de GE.

"Sur la base de la valorisation des actifs, notre offre est meilleure, significativement supérieure", fait valoir une source interne au groupe allemand.

MHI propose également à Bouygues de lui racheter jusqu'à 10% du capital d'Alstom. Le groupe de BTP a toutefois réaffirmé dimanche qu'il souhaitait rester actionnaire de long terme d'Alstom à hauteur de 29,3%, soit sa participation actuelle.

Au sein de MHI, on précise qu'aucune discussion n'a pour l'instant été entamée avec Bouygues.   Suite...

 
Siemens et Mitsubishi Heavy Industries ont dévoilé lundi un projet d'alliance avec Alstom dans l'énergie qui concurrence une offre ferme de rachat déposée par l'américain General Electric. Le groupe allemand précise que le tandem prévoit d'injecter 7 milliards d'euros en numéraire dans le groupe français et de créer plusieurs coentreprises. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler