June 10, 2014 / 6:03 AM / 3 years ago

L'occasion automobile en France ne souffre pas du rebond du neuf

3 MINUTES DE LECTURE

La légère reprise des immatriculations de voitures neuves enregistrée depuis le début de l'année ne s'effectue pas aux dépens des ventes de véhicules d'occasion tant les deux marchés sont aujourd'hui imbriqués, selon une étude Cetelem. /Photo d'archives/Vincent Kessler

PARIS (Reuters) - La légère reprise des immatriculations de voitures neuves enregistrée depuis le début de l'année ne s'effectue pas aux dépens des ventes de véhicules d'occasion tant les deux marchés sont aujourd'hui imbriqués, selon une étude publiée mardi par Cetelem.

Sur les cinq premiers mois de l'année, le marché du neuf a progressé de 3%, selon les derniers chiffres du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Dans l'intervalle, le marché de l'occasion a augmenté de 0,8%, d'après le site spécialisé Autoactu.com.

"La part des véhicules neufs destinés à devenir rapidement des véhicules d'occasion reste significative", commente Christophe Michaeli, directeur du marché automobile du groupe de crédit en France. "On a absolument besoin, pour fluidifier le marché du véhicule neuf, d'un marché du véhicule d'occasion qui soit dynamique."

"C'était vrai en 2013, c'est encore vrai en 2014 car les constructeurs ont encore recours à des canaux de distribution comme la location courte durée", ajoute-t-il.

Les ventes aux loueurs courte durée ont représenté sur la période janvier-mai environ 13% des immatriculations de voitures neuves. Selon Christophe Michaeli, elles sont en hausse de 7,8% par rapport à la période identique de 2013.

Les marques utilisent ce canal commercial pour répondre à la demande des sociétés de location, actuellement bien orientée avec l'évolution des modes de consommation de l'automobile.

Mais il leur permet aussi d'amplifier la visibilité d'un nouveau modèle et de gonfler leurs ventes, au risque cependant d'exercer une pression sur les prix des véhicules neufs car ceux-ci se retrouvent en concurrence avec des modèles de seconde main, vieux de seulement six mois.

Selon Cetelem, le marché de l'occasion en France devrait se maintenir cette année autour du taux record de trois fois la taille du marché du neuf qu'il a atteint en 2013 grâce à la faiblesse des ventes de voitures neuves. Le pays se retrouve ainsi au niveau de la Grande-Bretagne, traditionnellement championne européenne du marché de l'occasion.

La demande en véhicules de seconde main reste aussi soutenue par la crise économique qui pèse sur le pouvoir d'achat des ménages. Ce facteur reste d'autant plus vrai que, selon Cetelem, l'âge moyen de l'acquéreur d'une voiture neuve en France est encore de 52,4 ans, huit ans de plus que pour un acheteur de véhicule d'occasion.

Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot

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