8 juin 2014 / 16:38 / dans 3 ans

Le S&P 500 se rapproche des 2.000 points

Les investisseurs ont passé plusieurs mois a interpréter les signaux mitigés envoyés par l'économie américaine, et pourtant l'indice S&P 500 a continué à monter, lentement mais sûrement, pour arriver à quelques points de la barre des 2.000 points. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid (

NEW YORK (Reuters) - Les investisseurs ont passé plusieurs mois a interpréter les signaux mitigés envoyés par l‘économie américaine, et pourtant l‘indice S&P 500 a continué à monter, lentement mais sûrement, pour arriver à quelques points de la barre des 2.000 points.

Avec la clôture de vendredi, il ne manque plus que 2,5% de gains au S&P pour atteindre les 2.000 points, un niveau difficilement imaginable au plus fort de la grande récession.

Le S&P a fini en hausse de 0,46% à 1.949,44 points vendredi.

La progression est loin d‘avoir été frénétique. Les gains du S&P n‘ont pas atteint une seule fois le seuil de 1% par jour en près de deux mois et l‘indice de volatilité du CBOE - une mesure de l‘inquiétude des investisseurs - est tombé sous la barre des 11 points vendredi, son plus bas niveau depuis 2007.

“C‘est une bonne chose pour le sentiment des investisseurs que le marché monte avec une faible volatilité”, souligne Doug Cote, responsable de la stratégie chez Voya IM à New York.

Mais la question se pose désormais de savoir si le marché ne commence à être survalorisé. Le PER (ratio cours/résultats anticipés) est à 15,8 et atteindrait 16 si l‘indice touchait les 2.000 points, alors que les estimations de résultats restent inchangées. Toutefois, note Douge Cote, vu la faiblesse des taux d‘intérêt, le ratio de valorisation resterait quand même faible.

L‘économie américaine a certes subi une contraction notable au premier trimestre, mais les gérants actions espèrent une reprise de la croissance, un espoir renforcé par le rapport officiel sur l‘emploi, publié vendredi, qui a montré que le marché du travail avait finalement retrouvé en mai son niveau d‘avant la récession, au bout de 77 mois.

“Le rapport sur l‘emploi a non seulement été bon, mais en plus il n‘a pas été trop bon, ce qui fait que la crainte d‘une surchauffe ne s‘est pas encore installée”, dit Jim Paulsen de Wells Capital Management à Minneapolis. “Cela suggère que le marché s‘oriente vers les 2.000 dans les semaines à venir.”

Avec la hausse du marché, certains intervenants, y compris certains membres de la Réserve fédérale, ont exprimé quelques craintes que le marché ne prenne pas suffisamment en compte les risques. Le coût de protection contre une éventuelle baisse des cours, sur le marché des options, a baissé de façon continue.

Certains parleraient d‘inconscience, mais l‘absence de volatilité freine toute hausse sur le marché des options.

“Beaucoup de gérants avaient couvert leurs positions en achetant de la volatilité dans la zone d‘un VIX à 13 et 13,5 et ne voient pas de nécessité à ajuster leur couverture”, dit J.J. Kinahan, responsable des dérivés chez TD Ameritrade à Chicago.

La barre des 2.000 fera peut-être peur à certains, tandis que d‘autres, en quête de performance, n‘auront d‘autre choix que d‘acheter sur la hausse. Jim Paulsen table pour sa part à une correction au cours du deuxième semestre de l‘année.

”Mais pour l‘instant, les investisseurs sont plus préoccupés d‘entrer sur le marché avant qu‘il ne monte encore, que d‘attendre une correction’, fait-il remarquer.

avec Caroline Valetkevitch, Juliette Rouillon pour le service français

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