Aux Etats-Unis, le marché du travail a enfin effacé la récession

vendredi 6 juin 2014 16h46
 

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - Le nombre de créations de postes aux Etats-Unis est resté soutenu en mai, permettant au marché du travail de retrouver son niveau d'avant la récession et confirmant le retour à un rythme de croissance normal après le passage à vide de l'hiver.

La première économie mondiale a créé 217.000 emplois le mois dernier, a annoncé vendredi le département du Travail, alors que les économistes de Wall Street interrogés par Reuters attendaient en moyenne 218.000 créations d'emplois, contre 282.000 (révisé) en avril, son niveau le plus élevé en plus de deux ans.

Les chiffres de mars et avril ont été revus en baisse de 6.000 au total par rapport aux annonces précédentes.

"Cela tend à prouver que le premier trimestre a été une anomalie pour l'économie et que l'on retrouve un rythme correct de créations d'emplois. Globalement, ce rapport est plutôt bon", note John Canally, économiste chez LPL Financial à Boston.

Wall Street a ouvert en hausse après ces chiffres et l'indice Dow Jones a inscrit un nouveau record historique dans les premiers échanges.

Malgré un ralentissement par rapport au chiffre exceptionnel du mois d'avril qui avait bénéficié d'un effet de rattrapage après une phase de ralentissement liée à la vague de froid, les créations d'emploi ont dépassé en mai les 200.000 pour le quatrième mois d'affilée, un élément déterminant de confirmation de la reprise.

L'économie américaine a désormais récupéré les 8,7 millions d'emplois perdus pendant la récession, souligne le département du Travail. Au total, les Etats-Unis ont créé 8,8 millions de postes par rapport au point le plus bas touché par le marché du travail en février 2010.

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Dans un centre pour l'emploi, à San Francisco. Le nombre de créations de postes aux Etats-Unis est resté soutenu en mai, permettant au marché du travail de retrouver son niveau d'avant la récession et confirmant le retour à un rythme de croissance normal après le passage à vide de l'hiver. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Galbraith