La BCE s'inquiète d'une aggravation des tensions en Ukraine

jeudi 5 juin 2014 20h28
 

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a fait part jeudi de son inquiétude croissante face à une possible escalade des tensions entre l'Ukraine et la Russie de nature à affecter la zone euro via les relations commerciales et financières avec Moscou et le prix du pétrole.

Lors d'une réunion du G7 à Bruxelles qui s'est achevée jeudi, les dirigeants des sept pays les plus industrialisés ont menacé d'imposer des sanctions renforcées contre la Russie si le Kremlin n'aide pas à un rétablissement du calme dans l'ancienne république soviétique.

La BCE a publié jeudi ses projections macroéconomiques établies avec la contribution de toutes les banques centrales de la zone euro.

Un texte accompagnant les données chiffrées précise que les données essentielles pour la zone euro ne semblent pas subir le contrecoup de la crise ukrainienne mais il existe des éléments attestant une possibilité d'accroissement de l'incertitude provoquée par ces événements.

"Les inquiétudes liées à une possible escalade des tensions entre l'Ukraine et la Russie se sont accrues récemment", estime la BCE.

"Les principaux vecteurs potentiels d'une contagion négative vers la zone euro sont les relations commerciales et financières avec la Russie plutôt que celles avec l'Ukraine", ajoute la Banque centrale européenne.

La zone euro importe environ 25% de son gaz et 30% de son pétrole de la Fédération de Russie. Mais ces moyennes cachent des disparités car certains pays membres sont dépendants à 100% des approvisionnements russes.

La BCE estime que l'impact économique d'une aggravation des tensions peut dépendre du type de sanctions imposées par l'Union européenne et les Etats-Unis à la Russie et des mesures de rétorsion prises par Moscou.

(Eva Taylor, Pierre Sérisier pour le service français)

 
Soldats ukrainiens à un barrage routier dans la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. La Banque centrale européenne (BCE) a fait part jeudi de son inquiétude croissante face à une possible escalade des tensions entre l'Ukraine et la Russie de nature à affecter la zone euro via les relations commerciales et financières avec Moscou et le prix du pétrole. /Photo prise le 5 juin 2014/   REUTERS/Maxim Zmeyev