June 4, 2014 / 5:48 AM / 3 years ago

Dilma Rousseff ne s'explique pas la faible croissance du Brésil

2 MINUTES DE LECTURE

La présidente brésilienne Dilma Rousseff a déclaré mardi lors d'une interview avec quelques journalistes étrangers ne pas pouvoir expliquer pourquoi l'économie de son pays ralentissait après des années de forte croissance. /Photo prise le 20 mai 2014/Paulo Whitaker

BRASILIA (Reuters) - La présidente brésilienne Dilma Rousseff a dit mardi ne pas pouvoir expliquer pourquoi l'économie de son pays ralentissait après des années de forte croissance.

Dans une interview avec quelques journalistes étrangers, elle a fait valoir que la monnaie brésilienne était "totalement stable" depuis six mois et que l'inflation baissait.

La présidente du Brésil a réaffirmé en outre son objectif d'une réduction de l'inflation à 4,5% à la fin de l'année.

"On ne peut pas expliquer pourquoi la croissance du Brésil n'est pas plus rapide", a-t-elle dit. "Toutes les conditions sont réunies non seulement pour une croissance, mais pour une croissance rapide".

Les investisseurs et les hommes d'affaires sont nombreux à dire que l'économie du Brésil a un besoin urgent de réformes structurelles.

Dilma Rousseff, qui a défendu pendant son interview la politique de son gouvernement, a attribué pour sa part le ralentissement actuel à la "mauvaise humeur" des marchés envers le pays qui accueillera du 12 juin au 13 juillet la Coupe du monde de football.

L'économie brésilienne a pratiquement stagné au premier trimestre, la hausse des dépenses publiques ne compensant pas le recul de la consommation et la chute de l'investissement, signes d'un malaise plus large illustré par la multiplication des grèves et manifestations à quelques mois de l'élection présidentielle d'octobre.

Après une décennie de forte croissance grâce au boom des matières premières, l'économie brésilienne montre des signes d'essoufflement avec une progression du produit intérieur brut (PIB) d'à peine 2% en moyenne annuelle depuis l'arrivée au pouvoir de Dilma Rousseff en janvier 2011.

Brian Winter; Patrick Vignal pour le service français

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