Lisbonne s'inquiète pour la dernière tranche du plan d'aide

mardi 3 juin 2014 18h47
 

LISBONNE (Reuters) - Les bailleurs de fonds du Portugal ne pourront pas verser la dernière tranche du plan d'aide international tant que le problème créé par la censure d'une série de mesures d'austérité par la Cour suprême portugaise n'aura pas été résolue, a déclaré mardi le Premier ministre, Pedro Passos Coelho.

Même si le pays est formellement sorti du plan d'aide le mois dernier, a expliqué le chef du gouvernement, le dernier versement de l'aide financière dépend du respect des conditions initiales posées par le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne.

"Comme ces conditions ont changé, il est désormais évident que ce paiement ne pourra avoir lieu que lorsque le problème aura été résolu", a-t-il ajouté.

La dernière tranche du plan d'aide représente 2,6 milliards d'euros.

La Cour suprême portugaise a censuré vendredi dernier plusieurs mesures d'économies inscrites par le gouvernement Passos Coelho dans le projet de loi de finances 2014, parmi lesquelles la réduction des traitements de la fonction publique.

Cette décision de la plus haute instance administrative du pays se traduit par un trou de 700 millions d'euros environ dans le budget de cette année.

Pedro Passos Coelho a déclaré que le gouvernement allait demander des explications à la Cour suprême mais qu'en attendant, il ne pouvait pas garantir que les objectifs budgétaires fixés pour l'an prochain seraient tenus.

Le Portugal est censé ramener son déficit budgétaire à 2,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2015 contre 4% cette année.

"Il est impossible que l'Etat portugais s'engage envers l'Union européenne ou le FMI concernant son objectif de 2,5% de déficit en 2015 tant qu'il n'est pas en mesure de répondre à ces questions", a dit le Premier ministre en référence aux décisions de la Cour suprême.   Suite...

 
Les bailleurs de fonds du Portugal ne pourront pas verser la dernière tranche du plan d'aide international tant que le  problème créé par la censure d'une série de mesures d'austérité par la Cour suprême portugaise n'aura pas été résolue, déclare mardi le Premier ministre, Pedro Passos Coelho. /Photo d'archives/REUTERS/Rafael Marchante