Parti de gauche et FN fustigent la réforme régionale

mardi 3 juin 2014 11h33
 

PARIS (Reuters) - Le Parti de gauche, le Front national et les souverainistes accusent François Hollande de vouloir démanteler la République à travers sa réforme territoriale qui redessine la carte de France en 14 régions métropolitaines contre 22 actuellement.

Tous dénoncent la création de "grandes féodalités" qui vont éloigner un peu plus les élus des citoyens et, certains, une "privatisation rampante" des services publics, sans garantie aucune de faire des économies.

Le projet prévoit également la montée en puissance de l'intercommunalité et fixe comme objectif la disparition des conseils généraux pour 2020.

La nouvelle carte annoncée lundi soir suscite des résistances fortes à droite comme à gauche, sur la fusion controversée des régions Poitou-Charentes, Limousin et Centre, ou encore sur le statu quo pour la région Pays de la Loire ou la fusion de la Picardie avec Champagne Ardennes.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a tenté de désamorcer la fronde, affirmant que la réforme allait "forcément évoluer" à partir du moment où elle sera débattue, d'abord au Sénat puis à l'Assemblée nationale.

Deux textes devraient être examinés en conseil des ministres le 18 juin.

Pour la présidente du FN, Marine Le Pen, la création de grosses régions sur le modèle allemand des Länder, "vieille revendication de l'Union européenne, (...) est une menace pour l'unité nationale et l'indivisibilité de la République".

"Rapidement, les grands féodaux à la tête de ces grosses régions sans cohérence se lanceront dans une nouvelle course aux compétences et seront sollicités pour discuter directement avec Bruxelles, passant outre l'échelon national", écrit-elle dans un communiqué.

La dirigeante du FN estime que l'approfondissement de la décentralisation à travers ces grosses féodalités "sera coûteuse pour les finances publiques", d'autant que "personne n'est capable de justifier les économies avancées".   Suite...

 
Le Parti de gauche, le Front national et les souverainistes accusent François Hollande de vouloir démanteler la République à travers sa réforme territoriale qui redessine la carte de France en 14 régions métropolitaines contre 22 actuellement. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé