Le japonais Dai-ichi Life négocie pour racheter Protective Life

lundi 2 juin 2014 12h49
 

TOKYO (Reuters) - Le japonais Dai-ichi Life est en négociations avancées en vue du rachat de l'américain Protective Life qui pourrait valoir plus de cinq milliards de dollars (3,7 milliards d'euros), une démarche qui vise à croître à l'international pour compenser les faibles perspectives sur son marché domestique

L'opération représenterait la plus importante d'une récente série d'acquisitions à l'étranger d'assureurs japonais. Ils rachètent des compagnies sur plusieurs marchés, allant des Etats-Unis à l'Asie du Sud-Est, afin de garantir la poursuite de leur croissance alors que sur leur marché national, le vieillissement de la population nippone et la faible natalité limitent leurs perspectives de résultats.

L'assureur japonais, dont la valorisation avoisine les 15 milliards de dollars, envisage d'acquérir la totalité de Protective Life, a-t-on appris d'une source au fait du dossier. La société américaine a une capitalisation boursière de quatre milliards de dollars et a réalisé un bénéfice net de 393,5 millions en 2013 via ses activités à travers les Etats-Unis.

Lundi après la clôture de la Bourse de Tokyo, Dai-ichi a dit réfléchir à plusieurs options pour lever des fonds afin d'acquérir un assureur américain sans identifier sa cible.

Parmi les pistes envisagées figure l'émission d'actions nouvelles mais aucune décision ferme n'a été prise, a prévenu le groupe. Un porte-parole a refusé tout autre commentaire.

Dai-ichi a l'intention de financer la moitié de l'acquisition via sa trésorerie si l'opération se confirme. Le reste pourrait être financé à travers une éventuelle émission d'actions, ainsi que par des emprunts.

DIMINUTION DE LA POPULATION

Le groupe est assisté par Goldman Sachs pour ce projet, a-t-on a appris de deux sources proches des négociations.   Suite...

 
Le japonais Dai-ichi Life est en négociations avancées en vue du rachat de l'américain Protective Life, qui représenterait la plus grosse acquisition à ce jour pour un assureur japonais, a-t-on appris d'une source au fait du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Yuriko Nakao