Les autorités US exigent des licenciements chez BNP Paribas

dimanche 1 juin 2014 10h55
 

par Karen Freifeld

NEW YORK (Reuters) - Les autorités bancaires de l'Etat de New York réclament le licenciement d'une dizaine de dirigeants de BNP Paribas, en plus du paiement de plus de dix milliards de dollars, pour régler l'enquête en cours sur des soupçons d'infraction aux sanctions contre l'Iran et plusieurs autres pays, apprend-on de source proche du dossier.

Des membres de la "direction générale" sont visés, selon une des deux personnes interrogées samedi par Reuters.

L'autre croit savoir que le responsable de la réglementation bancaire pour l'Etat de New York, Benjamin Lawsky, ne devrait pas demander le départ des deux ou trois principaux dirigeants de la banque aux Etats-Unis. Certains employés ont été remerciés et d'autres départs sont attendus, a-t-on ajouté.

BNP Paribas et le bureau Benjamin Lawsky n'ont pas souhaité commenter ces informations.

BNP Paribas est également en discussion avec d'autres autorités américaines, notamment le département de la Justice et le procureur de Manhattan.

Les autorités américaines cherchent à savoir si la banque française a cherché à contourner les sanctions imposées par les Etats-Unis à plusieurs pays et principalement au Soudan, entre 2002 et 2009.

De source proche des négociations, on estime que la transaction en cours avec les autorités américaines prévoit le versement d'une amende qui pourrait être supérieure à dix milliards de dollars (7,3 milliards d'euros) ainsi qu'une reconnaissance par la banque de sa culpabilité.

La banque pourrait également se voir interdire pendant un certain temps de régler des transactions en dollars.   Suite...

 
Les autorités bancaires de l'Etat de New York réclament le licenciement d'une dizaine de dirigeants de BNP Paribas, en plus du paiement de plus de dix milliards de dollars, pour régler l'enquête en cours sur des soupçons d'infraction aux sanctions contre l'Iran et plusieurs autres pays, selon des sources proches du dossier. /Photo prise le 30 mai 2014/REUTERS/Charles Platiau