Croissance en panne au Brésil avant le Mondial et les élections

vendredi 30 mai 2014 18h03
 

par Brian Winter et Silvio Cascione

SAO PAULO/BRASILIA (Reuters) - L'économie brésilienne a pratiquement stagné au premier trimestre, la hausse des dépenses publiques ne compensant pas le recul de la consommation et la chute de l'investissement, signes d'un malaise plus large illustré par la multiplication des grèves et manifestations à quelques mois de l'élection présidentielle.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) a ralenti sur les trois premiers mois de l'année, revenant à 0,2% par rapport aux trois mois précédents, a annoncé vendredi l'institut national de la statistique IBGE.

Ce chiffre, conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, est inférieur de moitié à la performance du quatrième trimestre 2013, elle-même révisée en baisse.

En rythme annuel, la croissance de la première économie d'Amérique latine ressort à 1,9% pour janvier-mars, précise l'IBGE, alors que les économistes attendaient un chiffre de 2,1%.

"Je n'ai rien pu trouver de positif dans toutes les (données)", a déclaré Bruno Rovai, économiste chez Barclays.

Comme d'autres économistes, il souligne que la chute de la confiance des chefs d'entreprise comme des consommateurs et la hausse des stocks risquent de peser sur l'activité jusqu'à la fin l'année et peut-être même au-delà.

Après une décennie de forte croissance grâce au boom des matières premières, l'économie brésilienne connaît un net ralentissement avec croissance d'à peine 2% en moyenne annuelle depuis l'arrivée au pouvoir de Dilma Rousseff en janvier 2011.

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La croissance de l'économie brésilienne a ralenti au premier trimestre, revenant à 0,2% par rapport aux trois mois précédents, selon l'institut national de la statistique IBGE. /Photo prise le 8 mai 2014/REUTERS/Paulo Whitaker