Lejaby n'exclut pas une mise en Bourse pour croître

mercredi 28 mai 2014 14h50
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Lejaby, emblématique marque française de lingerie qui fête ses 130 ans cette année, n'exclut pas une mise en Bourse pour financer sa montée en gamme et son développement international, a déclaré à Reuters son président Alain Prost.

Mise en liquidation judiciaire et reprise il y a deux ans par l'entrepreneur, la société a redressé la barre et a besoin d'argent frais pour accélérer sa croissance.

Elle envisage de procéder à une augmentation de capital d'une dizaine de millions d'euros auprès de fonds d'investissement ou de "family offices" et étudie, en parallèle, la possibilité d'une mise en Bourse.

"Lejaby est à un tournant. La phase de reprise est derrière nous. Nous entamons un nouveau départ", a déclaré Alain Prost, disant espérer arrêter son choix d'ici la fin de l'été.

La société a réalisé un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros en 2013, contre 20 millions en 2012, et a enregistré une perte d'Ebitda de 230.000 euros.

Pour 2014, Alain Prost vise un Ebitda positif de 500.000 à un million d'euros, avec une croissance révisée en baisse à environ 10%, au lieu des 15% attendus en début d'année, pour cause de ralentissement en Russie, premier marché à l'export de Lejaby qui y réalise 20% de son chiffre d'affaires.

"Avec la chute du rouble, qui renchérit les importations, nos distributeurs ont réduit leurs commandes de 30% pour les collections automne-hiver", a expliqué Alain Prost, ajoutant avoir peu d'informations sur l'évolution de la demande locale.

"Nous avons déjà intégré dans nos prévisions de résultats une évolution moins bonne que prévu en Russie", a-t-il dit.   Suite...

 
Collection hivernale pour la Maison Lejaby présentée à Paris. L'emblématique marque française de lingerie qui fête ses 130 ans cette année n'exclut pas une mise en Bourse pour financer sa montée en gamme et son développement international, déclare à Reuters son président Alain Prost. /Photo prise le 3 mars 2014/REUTERS/Stéphane Mahé