GE promet 1.000 emplois dans le cadre de son offre sur Alstom

mercredi 28 mai 2014 15h06
 

par Natalie Huet et Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - General Electric s'est engagé mercredi à créer 1.000 emplois nets industriels en France en trois ans en cas de rachat de la branche énergie d'Alstom, ont déclaré à Reuters des sources au fait des discussions entre le groupe américain et l'Etat français.

Cet engagement serait un argument de poids pour GE face à une éventuelle contre-offre de l'allemand Siemens. Il a été pris par le PDG du géant américain, Jeffrey Immelt, lors d'une rencontre avec François Hollande, ont précisé les sources.

Selon l'une d'entre elles, les 1.000 nouveaux emplois seront créés dans l'ingénierie et la production et un cabinet d'évaluation indépendant sera chargé de vérifier que l'objectif a bien été atteint.

A l'issue de l'entretien entre GE et François Hollande, l'entourage du président de la République a indiqué que la proposition de GE s'était "précisée", "améliorée" et "renforcée", tout en soulignant qu'il restait du travail à accomplir. Le gouvernement n'a en outre pas confirmé l'engagement de GE sur l'emploi.

"Nous avons eu une discussion constructive sur le détail de notre projet d'alliance avec Alstom. Nous progressons et pensons aboutir à une conclusion ces toutes prochaines semaines", a pour sa part indiqué un porte-parole de GE, sans plus de commentaires.

GE et la branche énergie d'Alstom comptent respectivement 10.000 et 9.000 salariés en France.

"Force est de constater que le décret sur le 'patriotisme économique' qui vise explicitement les tractations autour d'Alstom a eu les effets escomptés", commente Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque. "General Electric est contraint de renforcer son offre, notamment en maintenant l'activité nucléaire d'Alstom en France et en fournissant des garanties sur l'emploi", ajoute-t-il. Toujours selon l'analyste, Siemens "ne fait pas le poids" face "au duo Alstom-GE", et l'Etat français, en poussant l'allemand à faire une offre, a probablement contraint GE "à des concessions qui auraient été exclues autrement".

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