GE et Siemens rivalisent de promesses à l'Assemblée sur Alstom

mardi 27 mai 2014 21h16
 

par Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - General Electric et Siemens ont défendu mardi à l'Assemblée nationale leurs projets de rachat de la branche énergie d'Alstom, assurant chacun que les activités ferroviaires du groupe français en sortiraient renforcées.

Le groupe allemand, qui a jusqu'ici simplement exprimé son intérêt, a indiqué qu'il envisageait de présenter une proposition formelle de rachat au plus tard le 16 juin.

Le géant américain a de son côté déposé une offre ferme de 12,35 milliards d'euros qu'Alstom doit examiner d'ici au 23 juin.

Le PDG de GE, Jeffrey Immelt, a indiqué que son groupe prendrait des engagements chiffrés en matière de créations d'emplois et qu'il était prêt à céder à Alstom le contrôle de son activité de signalisation ferroviaire.

Le gouvernement français veut obtenir une amélioration des offres de GE et de Siemens afin de protéger l'emploi, l'avenir du pôle ferroviaire - sur lequel Alstom se recentrerait - ou encore des activités clés telles que les turbines pour centrales nucléaires, les éoliennes ou l'hydroélectricité.

Le président de la branche française de Siemens, Christophe de Maistre, auditionné avant Jeffrey Immelt par la commission des affaires économiques de l'Assemblée, a précisé que son groupe s'intéressait à "toutes les activités énergie d'Alstom, sauf celles que les pouvoirs publics jugeraient essentielles à la souveraineté énergétique de la France".

Siemens envisage d'apporter à Alstom l'ensemble de son matériel roulant ferroviaire (trains à grande vitesse, locomotives, métros, trains régionaux ou encore tramways), a-t-il dit, ajoutant toutefois que son groupe souhaitait racheter les activités de signalisation du français.

Jugeant nécessaire de "sauver Alstom Transport", le dirigeant a précisé ce pôle serait majoritairement détenu par des capitaux français et aurait son siège en France.   Suite...

 
General Electric et Siemens ont défendu mardi à l'Assemblée nationale leurs projets de rachat de la branche énergie d'Alstom, assurant chacun que les activités ferroviaires du groupe français en sortiraient renforcées. /Photo prise le 25 avril 2014/REUTERS/Robert Pratta