La déroute électorale à gauche alimente l'inquiétude économique

lundi 26 mai 2014 19h07
 

par Jean-Baptiste Vey

PARIS (Reuters) - Après la déroute de la gauche aux élections européennes, l'inquiétude monte dans les rangs de la majorité sur l'absence de redémarrage économique, synonyme de poursuite de la hausse du chômage, d'autant que les armes pour y répondre manquent.

Au gouvernement, les défenseurs de la politique annoncée de redressement de la compétitivité des entreprises et d'aide aux ménages modestes refusent cependant de céder à la panique et espèrent des premiers résultats avant la fin de l'année.

"C'est vrai qu'on ne voit pas de choc de confiance", malgré l'annonce du pacte de responsabilité et le crédit d'impôt compétitivité emploi, reconnaît une source gouvernementale, jugeant qu'après de telles décisions, "ça peut être décevant".

Selon un ministre, l'exécutif est condamné à faire le dos rond. "Les grandes mesures ont été prises, il faut attendre leurs effets", qui devraient arriver dans les six mois, dit-il. Et supporter entre-temps les critiques à gauche comme à droite.

L'hypothèse d'un changement de politique a été exclue par le Premier ministre, Manuel Valls, qui a confirmé l'objectif de redressement des déficits publics et son cortège d'économies.

Mais de nombreux députés de la majorité, déjà frondeurs avant les élections européennes, ont réclamé lundi un changement de cap après la lourde défaite subie dimanche par PS, faisant peser des doutes sur le vote des mesures.

Pas de salut évident du côté de l'Europe non plus, selon des responsables européens, pour qui la faiblesse économique de la France réduit son influence et ses chances d'obtenir l'initiative pour la croissance dont elle rêve.

"A cause du temps que la France prend à sortir de la crise et de l'impopularité de son gouvernement, elle n'est pas en position de force", explique un fonctionnaire européen.   Suite...

 
Après la déroute de la gauche aux élections européennes, l'inquiétude monte dans les rangs de la majorité sur l'absence de redémarrage économique, synonyme de poursuite de la hausse du chômage, d'autant que les armes pour y répondre manquent. L'hypothèse d'un changement de politique a été exclue par Manuel Valls, qui a confirmé l'objectif de redressement des déficits publics et son cortège d'économies. /Photo prise le 23 janvier 2014/REUTERS/Eric Gaillard