GE donne à Alstom jusqu'au 23 juin pour étudier son offre

vendredi 23 mai 2014 07h29
 

par Matthieu Protard et Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - L'américain General Electric, candidat au rachat des activités énergie d'Alstom, a annoncé jeudi accorder un délai de trois semaines supplémentaires au groupe français pour examiner son offre.

Répondant à une demande du gouvernement français qui souhaite une proposition améliorée de GE, le groupe américain explique avoir accepté que la date butoir soit repoussée du 2 au 23 juin, ce qui pourrait également permettre à l'allemand Siemens de concrétiser son intention de faire lui aussi une offre.

"A la demande du gouvernement français, nous avons convenu, en concertation avec Alstom, de prolonger le délai d'étude de notre offre par le conseil d'administration d'Alstom jusqu'au 23 juin", fait savoir GE dans un communiqué.

"Nous avons pris cette décision pour permettre d'approfondir les discussions constructives que nous avons actuellement avec le gouvernement", poursuit le groupe américain.

Le Ministre de l'Economie Arnaud Montebourg s'est félicité dans un communiqué de cette décision, ajoutant qu'il était "dans l'intérêt de tous de travailler efficacement et rapidement à la recherche d'une solution, dans les meilleurs délais, avant le 23 juin".

"Ce délai va permettre au gouvernement d'examiner avec General Electric et Alstom les voies et moyens de répondre aux questions posées par l'opération (...)", a-t-il poursuivi.

A New York où il participait à une conférence, le directeur général de GE Jeff Immelt a dit s'attendre à une issue favorable.

"C'est un accord qui pourra être mis en oeuvre. C'est un accord pour lequel nous avons de l'expérience. C'est un accord que nous entendons conclure", a-t-il déclaré, ajoutant que GE "savait ce qu'il faisait".   Suite...

 
L'américain General Electric, candidat au rachat des activités énergie du groupe français Alstom, est prêt à accorder un délai de trois semaines supplémentaires pour l'examen de son offre, soit jusqu'au 23 juin. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler