22 mai 2014 / 18:25 / dans 3 ans

GE donne à Alstom jusqu'au 23 juin pour étudier son offre

L'américain General Electric, candidat au rachat des activités énergie du groupe français Alstom, est prêt à accorder un délai de trois semaines supplémentaires pour l'examen de son offre, soit jusqu'au 23 juin. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler

PARIS (Reuters) - L‘américain General Electric, candidat au rachat des activités énergie d‘Alstom, a annoncé jeudi accorder un délai de trois semaines supplémentaires pour l‘examen de son offre.

Répondant à une demande du gouvernement français qui souhaite que l‘offre de GE soit améliorée, le groupe américain explique avoir accepté que la date butoir d‘examen de son offre soit repoussée au 23 juin, et ne soit plus le 2 juin comme initialement prévu.

“A la demande du gouvernement français, nous avons convenu, en concertation avec Alstom, de prolonger le délai d‘étude de notre offre par le conseil d‘administration d‘Alstom jusqu‘au 23 juin”, fait savoir GE dans un communiqué.

“Nous avons pris cette décision pour permettre d‘approfondir les discussions constructives, que nous avons actuellement avec le gouvernement”, poursuit le groupe américain.

Selon Le Figaro, qui avait rapporté le premier ce délai, ces trois semaines supplémentaires vont notamment permettre de mener des négociations plus approfondies sur les activités d‘Alstom jugées les plus stratégiques et sensibles par le gouvernement français.

“Il s‘agit des métiers du ”grid“ (réseaux haute tension), de l‘hydroélectricité, de l‘éolien offshore ou encore de fabrication des turbines conventionnelles destinées aux centrales nucléaires”, écrit le quotidien sur son site internet.

“Alstom accueille favorablement l‘initiative de GE”, a réagi le groupe français dans un communiqué.

Cette annonce survient alors que le gouvernement a indiqué jeudi qu‘il étudiait une solution avec des capitaux français, privés et éventuellement publics, pour renforcer Alstom au cas où aucun accord ne serait trouvé avec General Electric ou l‘allemand Siemens.

“Le plan A c‘est GE, le plan B c‘est Siemens, le plan C c‘est une solution ‘maison France’. Public, privé, ou privé, peut-être pas public, je ne sais pas. Nous y travaillons”, a fait savoir le ministre de l‘Economie, Arnaud Montebourg.

Matthieu Protard et Benjamin Mallet, édité par Véronique Tison

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