Les actionnaires d'AstraZeneca divisés face à Pfizer

mardi 20 mai 2014 23h17
 

par Chris Vellacott

LONDRES (Reuters) - Les actionnaires d'AstraZeneca sont partagés quant au bien fondé de la décision du groupe pharmaceutique britannique de rejeter l'offre finale de 118 milliards de dollars (86 milliards d'euros) de son concurrent américain Pfizer.

Schroders Investment Management, le douzième actionnaire d'AstraZeneca, l'a enjoint de rouvrir des négociations avec le laboratoire américain, tandis que Fidelity Worldwide Investment, 18e actionnaire, a au contraire pris sa défense.

Schroders s'est dit déçu par "le prompt rejet par le conseil d'administration d'AstraZeneca" d'une offre bonifiée de 55 livres par action et par la décision de Pfizer "de tirer un trait prématuré sur ces négociations en déclarant sa dernière offre définitive".

"Compte tenu de l'augmentation de l'offre, nous encourageons la direction d'AstraZeneca à renouer le dialogue avec Pfizer et par là-même avec ses actionnaires", explique le fonds, qui a 2% du capital d'AstraZeneca.

D'autres actionnaires du laboratoire britannique tiennent le même discours, dont Jupiter Asset Management, lui aussi fort marri du "non" britannique.

Fidelity Worldwide Investment, qui détient 1,2% du capital d'AstraZeneca s'est démarqué d'eux. "Je pense qu'Astra a bien fait. Je ne pense pas que Pfizer était un associé approprié. Il n'était motivé que par des considérations fiscales et financières", a dit Dominic Rossi, responsable "equities" du fonds d'investissement.

"Le conseil d'Astra a pris une décision très difficile. Il savait bien qu'en rejetant l'offre il serait critiqué par certains actionnaires. Attendons à présent deux ou trois ans pour voir s'il avait raison; avec un peu de chance, ça pourrait bien être le cas", a-t-il ajouté.

Pour Anne Richards (Aberdeen Asset Management; 2,4% du capital d'AstraZeneca), l'offre de Pfizer "n'était vraiment pas époustouflante".   Suite...

 
Les actionnaires d'AstraZeneca sont partagés quant au bien fondé de la décision du groupe pharmaceutique britannique de rejeter l'offre finale de 118 milliards de dollars (86 milliards d'euros) de son concurrent américain Pfizer. /Photo prise le 19 mai 2014/REUTERS/Phil Noble