La BCE pourrait espacer ses réunions de politique monétaire

mardi 20 mai 2014 14h31
 

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) va débattre d'une réduction de la fréquence de ses réunions de politique monétaire, qui lui permettrait de disposer de plus de temps pour évaluer l'évolution de la situation économique, a-t-on appris de plusieurs sources.

Le président de la BCE, Mario Draghi, avait estimé le mois dernier que le fait de tenir chaque mois une réunion de politique monétaire pouvait favoriser des tensions à court terme indésirables sur les marchés financiers.

Pour l'instant, le Conseil des gouverneurs se réunit deux fois par mois, la première réunion du mois étant consacrée à la politique monétaire et suivie d'une conférence de presse du président tandis que la seconde est consacrée à d'autres sujets et aux autres responsabilités de la BCE.

L'une des options à l'étude consisterait à porter de quatre à six semaines le délai séparant les réunions de politique monétaire, ce qui ne remettrait pas en cause le principe de réunion bimensuelle et permettrait au Conseil de consacrer du temps à d'autres sujets, liés par exemple à ses nouvelles attributions en matière de supervision des banques.

A partir de novembre, le nouveau Mécanisme de supervision unique (MSU), créé sous les auspices de la BCE, commencera en effet à superviser les principales banques de la zone euro et ses décisions devront être validées par le Conseil des gouverneurs.

La BCE a refusé de commenter ces informations.

UN NOUVEAU RYTHME PROCHE DE CELUI DE LA FED ?

La Bundesbank soutiendrait une évolution vers des réunions de politique monétaire moins fréquentes. "Nous pourrions nous en accommoder", a dit une source proche de la banque centrale allemande.   Suite...

 
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi. La BCE va débattre d'une réduction de la fréquence de ses réunions de politique monétaire, qui lui permettrait de disposer de plus de temps pour évaluer l'évolution de la situation économique, /Photo prise le 8 mai 2014/REUTERS/François Lenoir