May 20, 2014 / 9:24 AM / 3 years ago

Areva pourrait être intéressé par les éoliennes d'Alstom

2 MINUTES DE LECTURE

Lors d'une audition devant une commission d'enquête parlementaire sur les coûts du nucléaire, le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, a déclaré que le groupe nucléaire pourrait être intéressé par les activités éoliennes d'Alstom. /Photo prise le 7 mai 2014/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Areva pourrait être intéressé par les activités éoliennes d'Alstom, a déclaré mardi le président du directoire du groupe nucléaire français, Luc Oursel, lors d'une audition devant une commission d'enquête parlementaire sur les coûts du nucléaire.

"Si des opportunités apparaissaient dans le futur, bien entendu compte tenu des ambitions d'Areva dans le domaine des énergies renouvelables, nous serions prêts à examiner les opportunités liées à cette opération d'ensemble", a-t-il dit.

L'américain General Electric a fait savoir le mois dernier qu'il souhaitait vendre ces actifs à des investisseurs français, dans le cadre d'un rachat de la branche énergie d'Alstom.

Le groupe allemand Siemens, dont une contre-offre est attendue cette semaine sur Alstom, est le numéro un européen des turbines éoliennes offshore.

Areva et Alstom construisent tous les deux des turbines éoliennes offshore et font partie de consortiums ayant remporté des appels d'offres pour des parc d'éoliennes sur les côtes françaises.

Luc Oursel a également rappelé qu'Alstom était un fournisseur clé d'Areva pour les turbines pour centrales nucléaires.

Alstom fournit aujourd’hui cinq turbines sur les six EPR en construction ou en projet (une en France, deux en Chine et deux prévues au Royaume-Uni).

"Il est absolument essentiel que nous ayions la possibilité de continuer à travailler avec cette turbine qui est particulièrement appréciée de nos clients", a dit le président du directoire d'Areva.

Il a également indiqué qu'Areva n'aurait pas à procéder à d'autres dépréciations liées à l'acquisition d'Uramin.

Areva avait acquis Uramin en 2007 pour 2,5 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros) et a dû provisionner en 2010 et 2011 près de 1,9 milliard d'euros pour dépréciation des actifs d'Uramin.

Une enquête judiciaire a été ouverte en avril sur cette opération signalée au parquet par la Cour des comptes.

Geert de Clerq, avec Pascale Denis, édité par Matthieu Protard

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