La France se dote d'une nouvelle arme pour négocier sur Alstom

jeudi 15 mai 2014 21h18
 

par Jean-Baptiste Vey et Benjamin Mallet

PARIS (Reuters) - L'Etat français s'est doté jeudi d'une nouvelle arme pour négocier dans le dossier Alstom, dont la branche énergie est convoitée par l'américain General Electric, avec un décret forçant tout acquéreur à obtenir son autorisation.

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a critiqué ce projet de reprise - jugé inacceptable par François Hollande - et a souhaité qu'un plan alternatif soit proposé par le groupe allemand Siemens.

Favorable à l'offre de General Electric, d'un montant de 12,35 milliards d'euros, Alstom s'est donné jusqu'à la fin du mois pour prendre sa décision.

"Avec ce décret, on est armé pour continuer les discussions et les négociations vis-à-vis des deux sociétés qui ont exprimé leur intérêt", a-t-on expliqué de source proche d'Arnaud Montebourg.

L'autorisation d'une telle prise de contrôle devra être délivrée par le ministre de l'Economie. Un refus empêcherait un rachat et pourrait être contesté devant le Conseil d'Etat.

Arnaud Montebourg, invité du journal télévisé de France 2, a assuré que le gouvernement n'hésiterait pas à bloquer une opération concernant Alstom s'il juge les offres et les garanties apportées insuffisantes.

"Bien entendu, puisqu'Alstom est une entreprise hautement stratégique", a-t-il dit. "C'est tout à fait possible si nous n'arrivons pas à un bon accord, soit avec General Electric, soit avec d'autres."

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L'Etat français s'est doté d'une nouvelle arme pour négocier dans le dossier Alstom, dont la branche énergie est convoitée par l'américain General Electric, avec un décret forçant tout acquéreur à obtenir son autorisation. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé