Thales envisage des rachats dans la signalisation de trains

mercredi 14 mai 2014 15h34
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Le PDG de Thales a déclaré mercredi envisager des acquisitions pour renforcer son pôle de signalisation ferroviaire, l'un des secteurs d'activité d'Alstom, mais a précisé ne pas avoir été impliqué par Bercy sur l'avenir du groupe convoité par General Electric.

Alstom, fabricant d'équipements électriques et ferroviaires, qui suscite aussi l'intérêt de l'allemand Siemens, s'était déclaré mercredi dernier prêt à discuter d'une alliance dans la signalisation ferroviaire avec le groupe américain, déjà candidat au rachat de ses activités dans l'énergie.

Thales, présent dans l'aérospatiale, la défense et la sécurité et dont l'Etat est le premier actionnaire avec 27% du capital, affronte Alstom, Siemens et parfois aussi GE Transportation dans la signalisation ferroviaire, un secteur en croissance qui contribue à compenser la baisse des budgets militaires en Europe.

"La signalisation ferroviaire est une belle activité. Nous regardons les opportunités d'acquisitions dans ce domaine, comme dans d'autres d'ailleurs", a déclaré Jean-Bernard Lévy à Reuters à l'issue de l'assemblée générale annuelle des actionnaires.

La Lettre de l'Expansion évoquait lundi une démarche d'Arnaud Montebourg en direction de Thales et de Safran, afin de susciter une alternative à l'offre de GE sur Alstom.

"Nous ne sommes pas partie prenante dans ce dossier", a répondu Jean-Bernard Lévy à un actionnaire lors de l'AG. "Monsieur Montebourg n'a pas impliqué Thales dans les réflexions."

Le Journal du Dimanche avait de son côté évoqué la volonté de Bercy d'associer Safran, auquel il verrait bien Alstom vendre ses turbines. Le motoriste, dont l'Etat détient 22%, s'est refusé à tout commentaire. "(Arnaud) Montebourg ne veut pas lâcher l'affaire. Il fait le tour des groupes français. Les coups de fil avec Bercy sont fréquents", a-t-on dit à Reuters de source industrielle.

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Le PDG de Thales envisage des acquisitions pour renforcer son pôle de signalisation ferroviaire, l'un des secteurs d'activité d'Alstom, mais précise ne pas avoir été impliqué par Bercy sur l'avenir du groupe convoité par General Electric. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau