Pfizer promet de préserver le développement de médicaments

mercredi 14 mai 2014 14h49
 

par Ben Hirschler et Paul Sandle

LONDRES (Reuters) - Pfizer a affirmé qu'il préserverait le développement de médicaments importants s'il rachetait AstraZeneca, démentant, comme l'a dit sa cible, qu'une OPA perturberait des recherches de premier plan et mettrait des vies en danger.

"Lorsque nous aurons rapproché ces sociétés, nous continuerons d'exploiter notre gamme et AZ la sienne", a déclaré le directeur général Ian Read mercredi, à l'occasion d'une seconde audition parlementaire.

"Il n'y a pas la moindre parcelle de vérité dans les propos voulant que certains produits d'importance vitale ne seraient dispensés aux malades qu'avec retard; au contraire, nous accélèrerions les choses".

Le laboratoire britannique AstraZeneca a dit mardi que le projet de Pfizer, outre de le sous-évaluer, risquait de perturber sa recherche et de retarder l'arrivée sur le marché de médicaments vitaux.

"Que dirons-nous à la personne dont le père vient de mourir d'un cancer du poumon parce qu'un de nos médicaments a été retardé? Qu'il a été retardé parce que nos deux sociétés voulaient payer moins d'impôts et réduire leur coûts?", a dit le directeur général Pascal Soriot mardi.

Lors de cette seconde audition qui portait plus particulièrement sur les aspects scientifiques de l'opération envisagée, Ian Read s'est vu prié de prolonger de cinq ans à 10 ans voire plus son engagement à ne pas toucher aux emplois de recherche-développement britanniques.

"Je souhaiterais une période plus longue que cela (cinq ans)", a déclaré le secrétaire d'Etat aux sciences David Willetts à une commission parlementaire.

Mais Ian Read s'en est tenu à cinq ans, estimant ce délai suffisant pour choisir les médicaments les plus prometteurs et les plus susceptibles d'être homologués.   Suite...

 
Le directeur général de Pfizer Ian Read à la sortie de sa seconde audition par des parlementaires britanniques, mercredi. Le patron du géant américain de la pharmacie a affirmé qu'il préserverait le développement de médicaments importants s'il rachetait AstraZeneca, démentant, comme l'a dit sa cible, qu'une OPA perturberait des recherches de premier plan et mettrait des vies en danger. /Photo prise le 14 mai 2014/REUTERS/Luke MacGregor