Pfizer pourrait offrir davantage, AstraZeneca reste méfiant

mardi 13 mai 2014 18h52
 

par Ben Hirschler et Kate Holton

LONDRES (Reuters) - Le géant américain de la pharmacie Pfizer a laissé entendre mardi qu'il pourrait relever son offre sur AstraZeneca, transaction dont le directeur général du groupe britannique a pointé les risques sans toutefois fermer totalement la porte à une éventuelle fusion.

Le patron de Pfizer, Ian Read, a assuré devant les parlementaires britanniques qu'un accord offrirait au numéro deux britannique de la pharmacie des conditions "optimales".

Le directeur général d'AstraZeneca, le Français Pascal Soriot, qui lui a succédé lors des auditions au Parlement, a accusé Pfizer de rechercher avant tout un avantage fiscal avec la possibilité de se relocaliser en Grande-Bretagne et ainsi échapper au fisc américain.

Un tel calcul pourrait mettre en danger la réputation d'AstraZeneca, a-t-il ajouté.

"Que dirons-nous à la personne dont le père vient de mourir d'un cancer du poumon parce qu'un de nos médicaments a été retardé? Qu'il a été retardé parce que nos deux sociétés voulaient payer moins d'impôts et réduire leur coûts?", a dit Pascal Soriot.

L'offre de Pfizer, qui représente actuellement de 106 milliards de dollars (76,6 milliards d'euros) en attendant une probable révision à la hausse, serait la plus importante acquisition d'une entreprise britannique par un concurrent étranger.

Pfizer, qui a déjà essuyé plusieurs refus de la part d'AstraZeneca et qui s'est engagé à maintenir 20% de ses effectifs de recherche en Grande-Bretagne, a affirmé mardi que le numéro deux britannique de la pharmacie péricliterait sans le soutien de sa puissance financière.

Le groupe américain a promis en outre à AstraZeneca un accord présentant des clauses "optimales" qui séduirait les actionnaires de l'entreprise britannique et fournirait à l'entité issue de la fusion "une base crédible pour de nouveaux objectifs à long terme".   Suite...

 
Répétition: coquille dans le titre de la photo.  / Le directeur général d'AstraZeneca, le Français Pascal Soriot, après son audition par des parlementaires britanniques mardi. Le géant américain de la pharmacie Pfizer a laissé entendre mardi qu'il pourrait relever son offre sur le laboratoire britannique, une transaction dont Pascal Soriot a pointé les risques sans toutefois fermer totalement la porte à une éventuelle fusion. /Photo prise le 13 mai 2014/REUTERS/Neil Hall