Paris attend une offre de Siemens pour se prononcer sur Alstom

samedi 10 mai 2014 19h11
 

STRALSUND Allemagne (Reuters) - François Hollande a dit samedi attendre une éventuelle offre ferme de Siemens sur Alstom pour se prononcer sur la meilleure solution pour l'avenir du groupe français, sans préjuger de son choix dans cette hypothèse.

La chancelière allemande Angela Merkel a quant à elle déclaré que son gouvernement soutiendrait un tel rapprochement si les entreprises jugeaient qu'il a du sens mais qu'il n'interviendrait pas dans un choix qui relève de ces dernières.

Les deux dirigeants s'exprimaient lors d'une visite du président français dans le fief électoral de la chancelière, au moment où l'exécutif français veut faire émerger une solution avec Siemens pour éviter un rachat d'Alstom par General Electric.

Le groupe américain a présenté un projet d'acquisition des activités d'Alstom dans l'énergie pour 12,35 milliards d'euros, que François Hollande n'a pas jugé acceptable même s'il a les faveurs de la direction du groupe français. Alstom s'est donné jusqu'à la fin du mois pour prendre sa décision.

Le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, promoteur d'un rapprochement avec Siemens, a discuté vendredi de ce projet avec son homologue allemand Sigmar Gabriel. Le président du directoire de Siemens, Joe Kaeser, a également été reçu par le secrétaire général adjoint de l'Elysée, Emmanuel Macron, en présence d'Arnaud Montebourg.

NOUVELLES CONCESSIONS DE SIEMENS?

Le quotidien Les Echos écrit samedi sur son site internet que Siemens est prêt à de nouvelles concessions pour acquérir la branche énergie d'Alstom, en apportant au groupe français sa division signalisation en plus de ses activités ferroviaires.

Interrogé sur l'avenir d'Alstom, François Hollande a déclaré que "c'est d'abord une affaire d'entreprises, d'industriels".   Suite...

 
François Hollande a dit samedi attendre une éventuelle offre ferme de Siemens sur Alstom pour se prononcer sur la meilleure solution pour l'avenir du groupe français, sans préjuger de son choix dans cette hypothèse. /Photo prise le 25 avril 2014/REUTERS/Robert Pratta