Les ambitions de Fiat Chrysler à l'épreuve de l'Asie

vendredi 9 mai 2014 16h10
 

par Agnieszka Flak

DETROIT (Reuters) - L'ambition de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) de devenir un constructeur majeur en Asie passe par un succès en Chine, mais ses performances sur le premier marché automobile mondial suscitent des doutes sur sa capacité à atteindre ses objectifs de croissance, disent des analystes.

Le nouveau groupe issu de la fusion entre l'italien Fiat et l'américain Chrysler n'est pas un nouveau venu en Chine mais sa part de marché n'y dépasse pas 0,6%, à la fois dans le pays et dans la région Asie-Pacifique.

FCA est encore loin de pouvoir rivaliser dans la région avec des concurrents à la dimension véritablement mondiale, comme Toyota Motor, Volkswagen, General Motors et Ford Motor.

Se renforcer sur le marché chinois en produisant localement davantage de voitures sous les marques Jeep et Fiat est l'un des piliers du plan stratégique dévoilé mardi par le directeur général du groupe, Sergio Marchionne.

Le groupe s'est fixé pour objectif d'augmenter ses ventes mondiales de 60%, à sept millions de véhicules, d'ici 2018.

Le plan a été jugé beaucoup trop ambitieux par les analystes et le groupe a été sanctionné en Bourse, où le titre a abandonné jusqu'à 12% mercredi.

L'action regagnait 1,28% vers 16h00 vendredi à la Bourse de Milan.

"Ne pas être présent en Chine revient à se priver de la moitié du marché mondial de l'automobile", a déclaré Andrea Giuricin, analyste spécialisé dans les transports à l'université Bicocca de Milan. "C'est un énorme problème pour Fiat."   Suite...

 
Le directeur général de de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) Sergio Marchionne. L'ambition du nouveau groupe issu de la fusion entre l'italien Fiat et l'américain Chrysler de devenir un constructeur majeur en Asie passe par un succès en Chine, mais ses performances sur le premier marché automobile mondial suscitent des doutes sur sa capacité à atteindre ses objectifs de croissance, selon des  analystes. /Photo prise le 6 mai 2014/REUTERS/Rebecca Cook