La Suisse et Singapour renoncent au secret bancaire

mardi 6 mai 2014 18h11
 

par Leigh Thomas

PARIS (Reuters) - La Suisse et Singapour ont officiellement signé mardi une déclaration officielle par laquelle ils s'engagent à pratiquer l'échange automatique d'informations bancaires, mettant de facto fin au secret dans ce domaine, a annoncé l'OCDE.

Cet engagement à substituer, vraisemblablement dès 2017, la transmission automatique des données des déposants à l'échange à la demande vaut pour les 34 pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques, ainsi que 13 autres pays, dont la Chine et la Russie.

Cette initiative constitue un pas de géant dans la lutte contre l'évasion et la fraude fiscales, que les gouvernements ont intensifiée depuis le début de la crise financière.

"C'est clairement la fin du secret bancaire détourné pour des raisons fiscales", a déclaré Pascal Saint-Amans, directeur du centre de politique et d'administration fiscale de l'OCDE. Sous la pression, certaines des 300 banques suisses s'étaient déjà déclarées prêtes l'an dernier à collaborer avec les autorités américaines, ce qui est devenu la loi Facta forçant les banques situées hors des Etats-Unis à fournir les informations sur les comptes détenus par les Américains.

Singapour a aussi conclu avec les Etats-Unis un accord similaire, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet.

D'autres pays, notamment de l'Union européenne, ont ensuite fait pression pour obtenir les mêmes avantages.

La plupart des autres pays signataires s'étaient déjà engagés à échanger des informations fiscales sur une base automatique avec les autres pays, mais la Suisse et Singapour, importants centres financiers, se faisaient tirer l'oreille.

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La Suisse et Singapour ont officiellement signé mardi une déclaration officielle par laquelle ils s'engagent à pratiquer l'échange automatique d'informations bancaires, mettant de facto fin au secret dans ce domaine. Cet engagement vaut pour les 34 pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques, ainsi que 13 autres pays, dont la Chine et la Russie. /Photo d'archives/REUTERS/Heinz-Peter Bader